Histoire - Page 6

  • Le Centre culturel d'Aubel présente Hombourg

    Ce dimanche 19 octobre 2014, le Centre Culturel d’AUBEL organise sa balade automnale guidée par Monsieur Thomas LAMBIET, Historien.

    Lieu et heure de départ : Eglise de HOMBOURG (Commune de PLOMBIERES) à 13h30

    Distance : +/- 10 km

    Pas de frais de participation

    Invitation cordiale à tous

    Infos : 0486/84.99.37

  • Echos de la conférence de Mgr J.P. Delville

    L'Evêque de Liège, a donné un aperçu historique intéressant sur la paroisse de Moresnet de 1214 jusqu'à nos jours

    Devant une assistance fort attentive, l'orateur il a fait revivre le temps de l'Evêque Falcon, de l'Evêque St Remy, du roi des Francs Clovis...
    Il a exposé comment la paroisse a démarrée en 1214, en passant par différents conciles, de Latran, de Trente , il a pris pour modèle St François d'Assise, Ste Julienne de Cornillon, c'est ici que Jésus a pris toute son importance, il est ensuite arrivé au concile de Vatican II où le Pape Jean XXIII, le Cardinal Suenens et le Pape actuel François donnent toute la mesure. L'Eglise actuelle et de demain repose sur 4 piliers importants: l'espérance et la confiance, sur le dialogue avec le monde, sur la propagation de l'Evangile et sur la Liturgie de la prière.
    L'Evêque a ensuite répondu aux questions posées par plusieurs auditeurs.

    Lors de cette soirée l'annonce de la messe pontificale d'action de grâce du dimanche 5 octobre 2014 à 10 h ainsi que l'inauguration d'une plaque commémorative à 11 h furent rappelés.

    (Échos transmis aimablement par Monsieur Joseph Langohr).

  • Rouvrir des mines de zinc : réaliste

    Le Pr Pirard (ULg) l’envisage sérieusement 

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    Rouvrir des mines de zinc et plomb chez nous ? Il faut l’envisager, et pas qu’à La Calamine et Plombières, juge le professeur Pirard (ULg). La vallée de la Meuse et le nord de l’arrondissement de Verviers, jusqu’à Spa, pourraient être d’autres terrains favorables.

    Ce week-end, Plombières va vivre un cycle d’activités sur le thème Plomb’hier à bonnes mines. Dans ce cadre, à la salle AMTF, le Pr Éric Pirard, de l’ULg, donnera une conférence sur le thème « rouvrir une mine à Plombières : une utopie ? » Perspective qui pourrait bouleverser notre paysage et doper notre industrie, et qui mérite qu’on en donne un avant-goût. Dès le Moyen Âge, et probablement même l’Antiquité, on a extrait du minerai de zinc chez nous. En le mélangeant au cuivre, on fabriquait du laiton. En 1809, le Liégeois Dony lance l’ère de la production industrielle de zinc, avec du minerai calaminois. Mais dès le milieu du 19e siècle, nos mines périclitent, au profit de gisements en Tunisie, Espagne, Sardaigne, puis en Australie... Le dernier site minier de Plombières fermera en 1932. Si l’on en est arrivé là, c’est parce qu’ailleurs, on disposait de minerais affleurant. Mais ceux-ci aussi se raréfient. De plus, les techniques de prospection ont évolué et, explique Éric Pirard, la géophysique permet désormais d’obtenir une imagerie fiable du sous-sol. En outre, le prix du zinc croît, tandis que l’extraction s’est perfectionnée. 

    D'un article d'Yves BASTIN à lire dans "La Meuse Verviers" du 18 septembre 2014.

  • Expositions - visites guidées - parcours aventure


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    Expositions

    « Vies de zinc » à destination des écoles et des familles. Découverte sous forme de jeux de rôles de l’histoire d’un mineur, d’un fondeur, d’un brigadier, d’une trieuse,... aux travers de photographies/portraits de travail- leurs de la Vieille Montagne.
    Archives privées vieux papiers, plans, photos, diplômes, carnets,... confiés par des collectionneurs.

    De minerais extraits à Plombières et à La Calamine, animation/explications par Mr Paul Simons. Concours Photos « Plomb’hier a bonnes mines ».
    Samedi 20 septembre et dimanche 21 septembre de 9h30 à 17h30
    Visite libre des expositions : Maison Communale

    Visites guidées

    Visites guidées du site minier avec la possibilité de le découvrir en F, D, NL et en patois.

    Samedi 20 septembre rendez-vous à 9h30, 11h00, 13h30 et 15h00

    Dimanche 21 septembre rendez-vous à 13h30 et 15h00
    Départ : Maison du Site minier

    Parcours aventure

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    Epreuve d’endurance et d’audace dans le site minier par équipes de trois. Le parcours sera accessible à tous, dès l’âge de 12 ans.
    Dimanche 21 septembre de 10h00 à 12h30
    Départ : Site MTTM

    • »  Par équipe de trois

    • »  Parcours tracé dans le site minier, parsemé d’épreuves (petit jogging, franchissement d’obstacles naturels, épreuves d’audace et d’équilibre, activités aquatiques, death ride, ...)

    • »  Nombreux prix

      Renseignements et inscriptions : 087/33 96 64 ou 0497/42 32 69 

    Du 23 septembre au 20 octobre 2014, visites guidées de l’exposition “Vies de Zinc” ainsi que balades didactiques dans le site minier pour les écoles, sur rendez-vous uniquement. 

  • Rouvrir une mine à Plombières. Une utopie ?

    Conférence par Eric PIRARD, Ingénieur géologue, Professeur à l’Université de Liège : Dimanche 21 septembre 16h30 

    Plombières, Ferrières, Goldgrübe,... autant de noms qui dans nos régions renvoient 

    Capture d’écran 2014-08-29 à 17.06.15.pngaux sept métaux connus depuis l’Antiquité. Sept métaux comme les sept planètes ou les sept jours de la semaine à l’image d’un monde parfait.

    Pourtant, si pendant des siècles, ces métaux ont suffi à satisfaire nos besoins technologiques, il n’en va plus de même aujourd’hui : l’éolienne a remplacé le moulin à vent et l’ordinateur s’est substitué à la craie ! Avec la production de 900.000 t de zinc et 100.000 t de plomb, les gisements de Moresnet ont eu une importance historique majeure dans le développement d’une véritable industrie du zinc. Ils ont aussi joué un rôle important dans la découverte d’éléments rares comme le gallium. Notre société ne peut plus se passer de ces métaux, jamais leur exploitation n’a été aussi intense et ce, malgré l’existence et le développement constant du recyclage.

    Les mines de nos régions ont fermé il y a près d’un siècle, faute de technologies adéquates pour localiser de nouvelles ressources ou pour réaliser une exhaure efficace. Très vite, il s’est avéré plus simple et plus rentable de faire venir le minerai de régions lointaines comme l’Afrique, l’Australie et aujourd’hui la Chine. Pourtant, rien ne dit qu’il ne reste pas des quantités significatives de zinc et de plomb dans notre sous-sol. Pour des raisons stratégiques évidentes, l’Europe souhaite que nous réévaluions nos ressources et nos réserves avec les moyens les plus modernes. Une mise en exploitation n’est pas pour autant à l’ordre du jour. Elle ne pourra de toute façon résulter que de la volonté concertée de tous les acteurs d’une région, unis autour d’un même objectif. 

  • La Mine et les usines métallurgiques du BLEYBERG

    Conférence par Francis POLROT, Commission Wallonne d’Etude et de Protection des Sites souterrains, Société royale «Les Chercheurs de la Wallonie» : Dimanche 21 septembre 13h30 

     

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     La mine du Bleyberg a été la plus importante mine de plomb de l’Est de la Belgique et la 4ème pour le zinc. Les mineurs ont exploité, jusqu’à la fin du XIXe siècle, un gisement subordonné à une large zone fracturée transversale à la stratifica- tion d’orientation NNW-SSE. Une période obscure de travaux se déroule sur Braesberg, là où les minerais affleuraient (du XIVe au XVIIe s.). A partir des années 1820, et pendant plus de 20 ans, le site passe de main en main, au gré de travaux miniers difficiles en raison de l’importance des venues d’eau dans les travaux (la société de C.-J. Cockerill devient Barthold Suermondt et Compagnie, Compagnie des mine et fonderies du Bleyberg , puis S.A. de Bleyberg-ès-Montzen). Les minerais sont toujours traités sur place dans des usines successives (traitement mécanique des minerais, fonderies).

    Enfin, les mineurs entament des travaux au sud, vers Schimper, où la zone fracturée s’élargit sur 60 à 70 m et les parties minéralisées s’épaississent sur 15 à 20 m alors qu’elles font parfois moins d’un mètre au siège historique de Bleyberg. S’ouvre alors la période la plus productrice du Bleyberg et aussi la plus rémunératrice (1866/1878). Mais le volume d’eau s’accroit, les frais d’exhaure deviennent insupportables, d’autant que le cours des métaux plonge sur les marchés. De gros coups d’eau, début 1881, amènent l’abandon des travaux miniers en 1882. L’exhaure continue à Ter Bruggen avant arrêt complet en 1884. L’activité de la société se concentre alors sur le traitement des minerais importés. Elle s’associe à la « Compagnie française des mines et usines d’Escombrera – Bleyberg » (1881 – 1912), puis à la « Société minière et métallurgique de Pennaroya », avant de fermer les fon- deries en 1922, se concentrant sur sa nouvelle usine métallurgique dans le nord de la France. La société continue toutefois des travaux de recherche sous forme de sondages jusqu’à la dernière partie du XXe siècle, mais les résultats sont décevants. La concession est rétrocédée en 2002 à l’Etat belge. En 1998, le site, devenu propriété de la commune, a été classé en Réserve naturelle par bail emphytéotique. 

  • Travailler au Bleyberg

    Conférence par  Céline RUESS, licenciée en histoire (Maison de la Métallurgie et de l’Industrie de Liège) : Samedi 20 septembre 16h00 

    Au 19ème siècle, l’histoire du «village» de Plombières et celle de l’entreprise minière et métallurgique du Bleyberg se confondent. La société rythme et encadre la vie des

    Capture d’écran 2014-08-29 à 16.45.51.png habitants attirés là par l’activité industrielle. L’absence de grèves est vue comme la preuve du bien-être des ouvriers. Mais que savons-nous vraiment de leur quotidien ?

    L’industrialisation s’appuie sur la misère d’une grande partie de la population. Pour répondre à cette « question sociale » et éviter les troubles, plusieurs entreprises s’engagent dans la voie du paternalisme. Ainsi, à partir des années 1860, la S.A. de Bleyberg et Montzen prend différentes mesures destinées à adoucir le sort des ouvriers en-dehors de l’usine sans modifier réellement les conditions de travail : logement ouvrier, écoles, soins médicaux...

    Différentes sources nous permettent d’approcher la situation au Bleyberg à la fin des années 1860. Parmi elles, un album photographique rassem- blant des portraits d’ouvriers d’une autre entreprise productrice de zinc, la Vieille-Montagne, nous aide à donner un visage aux centaines de travailleurs qui ont peiné de dix à douze heures par jour en exploitant les richesses du sous-sol pour gagner de quoi survivre. 

  • Du besoin de désenclavement au nœud ferroviaire

    Conférence par Albert STASSEN : Samedi 20 septembre 14h45 

    Alors que depuis 1840 la mine de Plombières connaissait une expansion importante, l’entreprise souffrait d’un handicap majeur : de mauvaises communications routières pour le transport de la production minière et l’ache- minement du matériel. Tout se faisait par convois de charrettes.

    A partir de 1864, l’ingénieur Remy Paquot ambitionnait de relier sa mine au chemin de fer. Il y parvint en 1869 où il obtint la concession du chemin de fer de Welkenraedt vers Plombières et de là vers Gemmenich et Aix-Ouest. En deux ans de temps, il parvint à construire la ligne (celle vers Gemmenich prit plus de temps en raison du creusement du tunnel de Botzelaer sous les 3 bornes).

    En 1895, fut réalisée la jonction avec la ligne du Pays de Herve (ligne 38), hissant Plombières et sa gare de marchandises et de voyageurs au rang de nœud ferroviaire. Son apogée se situe il y a 100 ans, à la veille du premier conflit mondial.

    20140727_492.JPGDurant la Première Guerre mondiale, les Allemands construisirent la ligne 24. Elle contourne Plombières. Les raccordements nécessaires sont assurés avec la nouvelle ligne. Durant l’entre-deux-guerres, alors que l’activité de la mine de Plombières disparait, c’est une activité ferroviaire intense qui la remplace à Montzen (gare de formation). C’est à cette époque que la région des Trois-Frontières connait un réseau ferroviaire très dense avec des liaisons dans tous les sens, pratiquement à l’instar d’un métro ; comme il n’en existait nulle part ailleurs en milieu rural.

    Toutefois, après la Seconde Guerre mondiale, dès le début des années 1950, la SNCB décide de supprimer tout trafic ferroviaire au nord de la ligne 24. Les lignes qui menaient à Plombières devinrent progressivement des chemins de promenades intégrés aujourd’hui dans le RAVeL. 

  • Les Mines limbourgeoises

    Conférence par Firmin PAUQUET, professeur : Samedi 20 septembre 13h30 

    Le premier compte conservé des revenus du duché de Limbourg date de l’exer- cice 1388-1392. Il est dressé par Philippe le Hardi qui vient d’acquérir l’engagère des revenus ducaux de la duchesse Jeanne de Brabant, tante de son épouse.

    Parmi ces revenus figurent les mines de houille sous Thimister et trois mines de plomb : Lantzenberg (Welkenraedt), Dyson et Bradesberg (Plombières). A partir de l’exercice 1429-1430, apparaissent les kulen kelme, fosses de calamine aux bans de Walhorn et de Fulkerich.

    La plus importante, est celle de l’Altenberg ou « Vieille Montagne ». Elle est située à faible distance à l’Est de la Gueule. La fosse est exploitée par les Aixois depuis 1344 au moins. Le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, la confisque en 1439 après avoir fixé la frontière envers Aix à la crête boisée de la forêt de Preus.

    A proximité immédiate de l’Altenberg, trois gisements ont été mis en exploitation. Les exploitants doivent payer la dîme de leur production au duc :

    dès 1439, la mine de Pael, nom de l’exploitant, se situe près du futur gîte Nord du XIXème siècle, dès 1443, celle de Herkenbroich, non loin de la vallée marécageuse deviendra le futur gîte Sud du XIXème siècle,

    dès 1446, celle de Toljaert, ultérieurement Tüljeberg dominant le Tüljeboek près de l’étang du Casino.

    Enfin, un texte consacré à l’exportation de calamine à Dinant en 1452 fait connaitre les frais d’exploitation et de transport du minerai livré aux dinandiers.