Histoire - Page 7

  • PLOMB'HIER A BONNES MINES

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    19, 20 et 21 septembre 2014

    expositions, conférences, visites guidees, parcours aventure, ... 

    Le Bourgmestre présente ce projet:

    Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers amis,

    Cette année 2014, la Commune de Plombières accueille sur son territoire deux événements majeurs permettant de revenir sur notre histoire si particulière : la commémoration du début de la Première Guerre mondiale ainsi que la mise en valeur de notre passé minier.

    C’est ainsi qu’Espace Culture, deux ans après le succès de la manifestation « Plombières dans la tourmente » organise un ensemble d’expositions, des conférences, des promenades guidées et didactiques, un concours photos, un parcours aventure et bien d’autres activités illustrant la richesse de l’histoire minière de notre entité et retraçant la situation économique, sociale et culturelle vécue durant le 19ème siècle par nos ancêtres.

    Si les vestiges archéologiques sont rares aujourd’hui, il reste heureusement de nombreuses traces écrites, manuscrites et photographiques qui vous permettront d’imaginer comment vivaient les habitants de l’époque ainsi que l’ampleur de l’exploitation minière du siècle dernier.

    Après la fermeture des mines en raison notamment des infiltrations d’eau dans les galeries, une flore et une faune presque uniques en Europe ont réussi à se développer. Les pelouses calaminaires, témoins d’une activité minière, sont des milieux qui renferment une faune et une flore métallophytes particulière- ment intéressantes. Plusieurs guides ne manqueront pas de vous éclairer davantage durant le week-end de l’événement.

    Je vous souhaite à toutes et tous de découvrir un passé riche et unique qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui : des citoyens fiers de leur participation à l’évolution de notre société contemporaine grâce à leur labeur et leur courage depuis de nombreuses décennies. Gageons que nous continuerons à exercer une influence positive sur l’ensemble de l’Euregio, voire plus loin encore !

    Thierry Wimmer

    Bourgmestre de Plombières 

     

    Dans ce blog, nous présenterons chaque jour une "étape" du projet.

  • Rassemblement des porte-drapeaux et FNC - commémoration de l’invasion du 4 août 1914

     
     
    Samedi 30 août
     
         
     
  • Commémoration à Hombourg

    Gros succès pour les commémorations du premier signe du déclenchement de la première guerre mondiale ce 3 août à Hombourg.425_SI-b-Commemoration-100-ans-14-18_15.gif

    La promenade partant d'un des lieux d'envahissement de la Belgique le 4 août 1914 (Maison Blanche à Lontzen) a rassemblé environ 250 promeneurs et fut agrémentée de commentaires historiques sur le début de la guerre 1914-18 ainsi que de dégustations d'époque.

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    A l'arrivée à l'ancien tunnel de Laschet, ce sont environ 500 personnes qui se massaient pour les allocutions du président du S.I. Hombourg, A. Stassen (qui a fait le rappel historique des événements et l'importance stratégique de l'explosion de ce tunnel de Laschet.) et du bourgmestre T. Wimmer qui rappela les horreurs de cette guerre.

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    Ce fut ensuite la commémoration de l'explosion à 20h30, 100 ans, jour pour jour , heure pour heure via un tir de campes symbolisant l'explosion du tunnel par le génie de l'armée belge qu'un soldat en uniforme d'époque symbolisait tandis que les Carillonneurs Herviens s'activaient à faire éclater les campes.
     
    Après , la foule se rendit vers l'ancienne gare de Hombourg et fut dépassée à un moment donné par un train de l'ASBL Chemin de fer des Trois Frontières, symbolisant le fait que les Allemands mirent jusqu'au 17 août pour dégager le tunnel explosé alors que le dernier fort de Liège est tombé le 16 et que dès lors la ligne 38 fut hors d'usage pour  l'acheminement de la "Grosse Bertha".
     
    Une réception avec dégustation d'une soupe d'époque particulièrement appréciée clôtura la journée à la gare de Hombourg.
     
    Photos aimablement fournies par le S.I. de Hombourg. Vous trouverez un reportage complet sur son site.
  • Que se passa-t-il à Hombourg le 4 août 1914?

    Les allemands sont entrés en Belgique en premier lieu à Gemmenich, près des Trois-Bornes, puis descendant sur Gemmenich, Plombières, ils ont atteint Hombourg et se sont ensuite dirigés vers Merckhof et de là vers Visé. Partout  les communes avaient reçu ordre de couper des arbres bordant la grand-route et de les laisser joncher  en travers de celle-ci, obligeant les allemands  à les déplacer. Nous n’avons pas pu déterminer si ces entraves à leur passage concernaient aussi la partie de la grand-route traversant Hombourg mais tout porte à croire que cet ordre fut exécuté à Hombourg aussi ;  c’était bien le cas le cas par ailleurs entre Merckhof et Berneau.

    Gemmenich.jpgLes autres points de passage des allemands furent la Maison Blanche, le Garnstock (limite d’Eupen et de Baelen) ainsi que  entre Malmedy et Stavelot.  La colonne venant de la Maison Blanche (point frontière en 1914) remonta vers Henri-Chapelle puis se scinda en deux, l’une continua vers Battice. Elle rencontra le cavalier Antoine Fonck et l’abattit. L’autre prit la direction d’Aubel (via La Clouse)  et suite à un coup de fusil apparemment tiré malencontreusement, la troupe qui circulait à Merckhof et celle passant sur la route de La Clouse (à 600 m de distance) crurent l’une et l’autre à des francs-tireurs (crainte mythique  des allemands et qui ne reposait sur aucune réalité) et se sont apparemment tiré dessus avant de se rendre compte de leur méprise. L’imprégnation d’alcool de certains soldats entretenait aussi la psychose des « francs-tireurs. »

    Venons-en au passage de la troupe venant de Gemmenich à Hombourg  où nous retrouvons le récit de H. Kohl.

    Le matin du 4 août, soldats et gardes civiques avaient disparu.

    A 8 heures du matin une patrouille d’uhlans allemands passait au village, se dirigeant vers Aubel. Ils distribuaient des tracts disant qu’ils venaient au secours de la Belgique  qui était attaquée par les français. Et l’on se demandait quoi ?

     

    Peu de temps auparavant, une patrouille de lanciers (NDLR Belges) était passée en direction de Plombières (Bleyberg). Au lieu dit Bamesch, ils avaient aperçu les allemands et s’étaient cachés dans les prairies avoisinantes.

    La patrouille allemande était à peine passée à la maison communale que débouchait de la route de Montzen la voiture auto du vétérinaire Demoulin de Montzen qui conduisait la brigade de gendarmerie de Montzen à Liège et qui n’avait pu emprunter la route  Calamine-Liège.. Celle-ci étant mitoyenne avait déjà été occupée plus tôt par les allemands.  Le passage vers Aubel leur étant coupé, les gendarmes n’eurent qu’une ressource, emprunter la route de la gare et se rendre à Liège par Rémersdael, Hagelstein et Visé.

    Un habitant, H. Ledy, enguirlanda les gendarmes, parce qu’ils ne tiraient pas sur les allemands ou ne voulaient pas donner leurs carabine à lui ou à une autre personne qui se trouvait là (facteur Kohl)  afin qu’eux puissent se charger de cette besogne.  Heureusement, car par la suite, on a vu les conséquences que ce geste aurait pu avoir.

    La patrouille était bientôt suivie par le gros de la troupe : cavalerie, infanterie, artillerie , etc…

    La patrouille de lanciers fut bloquée d’un côté de la route et ce n’est qu’après un temps assez long, quand il y eut un intervalle dans la colonne allemande, qu’ils purent traverser la route au galop et se diriger vers Sippenaeken. Là le comte d’Oultremont leur donna l’hospitalité en son château de Beusdael. Il y séjournèrent un petit temps et n’eurent finalement qu’une ressource : se faire interner en Hollande.

    Les allemands avaient exigé que les habitants posent au bord de la route des récipients avec de l’eau potable, afin que les soldats puissent se désaltérer. Ces colonnes firent des haltes pour repos. Pendant cet arrêt, les soldats entrèrent dans les maisons  et exigèrent de la nourriture. Dans une maison, des soldats étaient entrés, s’étaient attablés, mangeant pain, beurre, et tout ce qui était resté du déjeuner. Il y avait entre autre un pot de confiture aux reines-claudes. Lorsqu’un soldat voulut s’en emparer, le fils de la maison lui dit « nicht gut, schwartze Seif » (pas bon, savon mou).  Et ainsi le pot de confiture fut sauvé du désastre.

    Vers midi, un train blindé arrivait de Bleyberg, mais a dû rebrousser chemin par suite de l’obstruction causée par la partie du tunnel qui était sautée.

    On vit aussi, pour la première fois peut-être à Hombourg, un avion. Il survolait les colonnes allemandes, semblant faire office d’éclaireur.

    Toute la journée les régiments  se suivaient, réclamant toujours de l’eau potable.  Ceux qui passaient l’après-midi  étaient déjà plus hargneux ; dans le lointain on entendait le canon des forts de Liège.

    La première nuit se passa sans incident.

    (Extrait des "news" publiés sur le site du S.I. de Hombourg).

  • Inaugurations à Lontzen

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    Le gouverneur de la province de Liège, Michel Forêt, entouré par Roger Franssen, échevin de Lontzen, Karl-Heinz Lamberts, président du parlement germanophone, André Gilles, député-président du collège provincial de Liège, Albert Stassen, commissaire d'arrondissement et président du Royal S.I. des 3 Frontières.

    La restauration de wagons installés à l'ancienne gare de Herbesthal et l'exposition "14-18 au Pays des 4 Frontières" visent à commémorer les faits qui ont marqué cette région qui, de par sa situation géographique spécifique, a joué un rôle important dès les premières heures de la guerre. Ce projet est porté par plusieurs communes (Lontzen, Plombières, La Calamine et Welkenraedt) et asbl (Royal Syndicat d’Initiative des Trois Frontières, syndicats d’initiatives locaux, musées, agence de développement local), de même par des établissements de formation (Grenz Geschichte DG, Centre Culturel de Welkenraedt).

    L'exposition à la Maison Blanche montre «Les hommes au Pays des 4 frontières et la grande Guerre – vies et souffrances d’une population à la frontière» et des œuvres des artistes Alfred Holler et Theodor Brün du 31 juillet au 11 novembre.

    L’exposition illustre la situation des habitants qui vivaient dans le Pays des 4 Fron- tières avant et pendant la première guerre mondiale. Les frontières d’état étaient pour ainsi dire inexistantes dans la tête des gens avant 1914. La première guerre mondiale marque une importante césure dans cette région frontalière. 

    Ce vernissage a eu lieu le 30 juillet (album photo).

  • Le patriotisme à Montzen pendant la guerre 1914-1918

    François Hick, le bibliothécaire du Groupement Généalogique de Henri-Chapelle et Environs, a tiré cette conclusion sur base de ses recherches généalogiques.

    Les Montzenois ont manifesté leur patriotisme pendant les quatre années d’occupation prussienne en donnant à leurs enfants nés dans la commune au cours des années 1915-1918,les prénoms de leurs souverains, c’est-à-dire : ALBERT et ELISABETH

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    A Montzen, 78 % des garçons étaient baptisés"Albert" et 38 % des filles étaient baptisées "Elisabeth".

     

    C’était une manifestation passive de la plupart des Montzenois pour montrer à leurs envahisseurs qu’ils les désapprouvaient.

    Cet élan de patriotisme s’est aussi manifesté de la même manière dans la plupart des autres communes du nord-est de la province de Liège, où on parlait encore la langue de Goethe et le bas francique carolingien, appelé communément « Platdüsch ».

  • Promenade du Souvenir

    Promenade du souvenir vers le site de l'ancien tunnel de Laschet à Hombourg. Commémoration de la guerre 14-18 avec passage d'un train d'époque et tir de campes à 20h30 symbolisant l'explosion 100 ans plus tôt de la tête du tunnel.

    Dimanche 3/8 DE 16 À 22H30 - MAISON BLANCHE, ROUTE DE LIÈGE, 2 À LONTZEN. INFO : 0476-27.38.98 - PAF: 3 € 

  • Le premier signe du déclenchement de la Première Guerre mondiale en Belgique

    L’explosion de la tête du tunnel de Laschet à Hombourg le 3 aout 1914 à 20h30

    Quel fut le premier signe tangible du déclenchement des hostilités en 1914 ?

    Tout dépend évidemment des critères que l’on retient pour qualifier un événement de « signe tangible ». Certes, depuis l’attentat de Sarajevo contre l’héritier d’Autriche-Hongrie, à la fin juillet, toute l’Europe était  pratiquement sur pied de guerre même si beaucoup croyaient encore obstinément qu’on parviendrait à l’éviter  grâce aux  pourparlers diplomatiques intenses qui étaient en cours.

    Les mouvements de troupes côté allemand ne laissaient par ailleurs pas beaucoup de doutes quant aux intentions belliqueuses du Kaiser et plus encore de son entourage où un lobby militariste très influent existait.

    Le 31 juillet l’armée belge était mobilisée. Le 1er aout, la frontière grand-ducale est violée et les journaux belges signalent d’importants mouvements de troupes juste derrière la frontière dans la région d’Eupen et d’Aix-la-Chapelle.  Le 2 aout, la Belgique, pourtant neutre, reçoit l’ultimatum allemand exigeant de pouvoir traverser le territoire belge pour contrer une prétendue invasion programmée par la France.

    Le 3 aout au matin le Gouvernement belge refusait évidemment l’ultimatum allemand et annonçait qu’il défendrait l’intégrité de son territoire.

    « L’ordre  donné à tous les postes frontières d’ouvrir le feu sur toute troupe étrangère entrant en Belgique fut maintenu. Et ce ne fut que, dans la nuit du 3 au 4 aout, quand les renseignements, recueillis sur les préparatifs militaires faits en Prusse rhénane , eurent dissipé tout doute sur les intentions agressives de notre voisin de l’Est, que le commandement, jugeant qu’une plus longue attente eût par trop fait le jeu de l’envahisseur, ordonna enfin les mesures qu’imposait la situation.

    L’ordre de réaliser les destructions des grands ouvrages d’art sur les voies de communication susceptibles  d’être utilisées par les troupes allemandes fut envoyé aux détachements techniques. Les principales routes furent obstruées. Les tunnels de Hombourg, de Nasproue , de Stavelot, de Trois-Ponts sautèrent d’abord . Les ponts d’Argenteau et de Visé furent détruits en partie à 23 heures mais ont dut s’y reprendre le lendemain… ».

    C'est cette destruction à Hombourg qui sera commémorée le dimanche 3 août 2014 selon le programme que nous avons déjà publié.

  • Exposition "1914-1918 au pays des 4 frontières" à la Maison Blanche

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    Du mercredi 30 juillet au mardi 11 novembre

    Exposition sur les hommes au pays des frontières et la Grande Guerre. Exposition d'oeuvres de la Grande Guerre des artistes Alfred Holler et Theodor Brün. 

     

    Org. : groupe de travail communes de Plombières, Welkenraedt, La Calamine, Lontzen, RSI 3 Frontières, en partenariat avec Grensgeschichte

     

    Infos : à la « Maison Blanche », route de Liège, 2 - ad 2,50€, enf gratuit - du mardi au vendredi de 13h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 18h - 087 78 83 41

  • Commémoration de l'explosion du 3 août 1914

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    Le 3 aout 1914, à 20h30 les services du Génie de l’Armée belge ont miné et fait exploser la tête sud du tunnel de Laschet afin d’entraver le passage des troupes allemandes et de leur matériel.

    tunnel_HBG.pngLe Général Leman, commandant de la place de Liège considérait comme d’importance stratégique majeure que ce tunnel saute  car si les Allemands avaient pu amener la «grosse Bertha» (canon puissant) jusqu’à Herve par ce chemin de fer, les forts auraient été pilonnés rapidement . Certes seule la tête sud du tunnel sauta alors que 2 autres endroits avaient été minés sans exploser, mais les Allemands mirent jusqu’au 17 août  pour dégager le tunnel et rétablir le trafic. Or les derniers forts de Liège sont tombés le 16 aout 1914.

    Le 10 mai 1940, l’armée belge mina l’ensemble du tunnel dont plusieurs parties s’effondrèrent. En 1941, les allemands l’ont remplacé par une tranchée ouverte avec un pont qui a subsisté jusqu’en 1952.

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