Intercommunale - Page 4

  • L’année de tous les projets pour l’AIOMS

    Président de l’intercommunale AIOMS depuis le 31 août, le conseiller communal aubelois Benoît Liégeois (MR) va vivre une année riche : construction d’une nouvelle maison de repos à La Calamine, nouveaux projets, changement de nom... Il prône aussi l’ouverture de l’AIOMS à d’autres communes voisines.

    Vous devenez président de l’AIOMS à une année charnière, avec la construction d’une nouvelle maison de repos...

    En effet, c’est l’événement majeur. Les travaux ont commencé lundi dernier. Un membre de notre Conseil d’administration, Égide Sebastian, disposait de 60 lits car il avait auparavant le projet d’ouvrir une maison de repos privée. Il nous les a offerts et nous avons donc commencé la construction de la « Résidence Léoni ».

    Une nouvelle maison de repos de 60 lits n’est-ce pas trop peu ? Car on parle souvent d’un seuil minimal de 80 lits...

    C’est vrai, mais si on a un agrément pour 60 lits dans un premier temps, on espère en obtenir d’autres avant l’ouverture en 2018 et on a déjà des pistes à ce sujet. La capacité maximale du bâtiment sera de 90 lits. Il y aura aussi 15 résidences-services.

    Comment voyez-vous l’avenir ? Vous pensez que d’autres communes vont vous rejoindre ?
    On se rend compte que des communes qui ont encore leurs propres maisons de retraite nous parlent de plus en plus de se rapprocher.

    Il y a déjà des négociations en ce sens ?

    Non, pas de négociations mais des échanges réguliers en vue d’un rapprochement. Quand on entend les bruits de couloirs, tous disent que c’est intenable, que cette situation ne peut pas durer. On en parlait avec Freddy Breuwer à Verviers, il disait « on viendra vous voir un jour ». Alors qu’ils ont déjà une grosse structure et ont déjà restructuré en passant de 5 à 3 maisons de retraite.

    Mais mon sentiment c’est que Verviers n’a pas tout à fait la même philosophie que le plateau de Herve. On veut image.jpeggarder notre esprit pays de Herve. Dans notre projet d’élargissement, on pense plutôt à Herve, Thimister. Et on a été approchés par Visé.

    Voilà un peu plus de 10 ans qu’Aubel a intégré l’intercommunale. Avec le recul, c’était la bonne décision ?
    Oui. Sans ça, la maison de repos de la Kan n’aurait jamais été rénovée. C’est une chance magnifique d’avoir intégré cette intercommunale. À l’époque la maison de retraite coûtait 250.000 euros par an au CPAS, alors que voici plusieurs années que les CPAS n’ont pas été appelés à supporter un déficit de l’AIOMS. C’est donc une belle économie. Et puis ça permet de faire des économies d’échelle. C’est ainsi que pour la gestion de l’ensemble des maisons, on a un « pôle support » qui s’occupe de la gestion du personnel, de la comptabilité, des cuisines... Il est basé à Saint-Joseph mais va déménager dans une structure indépendante à Moresnet-village, pour éviter toute confusion dans la maison. Et puis ça permettra de construire des appartements supervisés à Saint-Joseph pour des personnes ayant un handicap léger. C’est un projet qui nous tient à cœur. On va pouvoir développer 4 appartements pour 12 personnes qui vivront en autonomie dans leur vie journalière, mais seront encadrées malgré tout par les équipes de la maison de repos.

    Jusqu’ici l’AIOMS s’occupait plutôt des personnes âgées. Vous vous tournez vers un autre public alors ?

    Oui, vers des personnes ayant un handicap léger pour ce projet d’appartements supervisés. Et à Saint-Joseph, où nous venons également de construire une nouvelle aile, dans nos projets nous voudrions aussi rénover les anciennes chambres vides pour développer un centre d’accueil pour handicapés profonds. On espère trouver avec l’AViQ – qui a remplacé l’Awiph – des solu- tions pour accueillir 40 à 50 personnes handicapées là-bas.

    D’autres projets aussi ?

    L’AIOMS sera bientôt rebaptisée parce qu’il y en a un peu partout en Wallonie, on va aussi avoir un nouveau logo. On y travaille car on va fêter cette année notre 50e anniversaire. Avec tous ces changements, l’année à venir sera donc assez importante... 

     

    Un article de BRUNO BECKERS dans LA MEUSE VERVIERS du 12 septembre 2016

     

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  • « Blocage total » pour le protocole au CHR

    Lundi s’est tenue une séance du comité de concertation au Centre Hospitalier Régional (CHR) de Verviers. Laquelle n’a pas permis d’avancer dans le dossier du protocole d’accord susceptible d’assurer une paix sociale jusqu’en 2018.

    Dans un premier temps, tout le monde semblait prêt à accorder ses violons. Mais l’annonce du paiement d’heures Capture d’écran 2016-06-30 à 14.51.10.pngsupplémentaires à 28 cadres avait mis le feu aux poudres. Il y en aurait pour un total global de plus de 500.000 euros brut. Apprenant cela, les syndicats avaient rué dans les brancards. Car, expliquaient-ils, on leur avait auparavant affirmé qu’on ne pouvait accéder à leurs revendications d’augmentation du titre-repas d’un euro et de garantie que la prime de fin d’année ne serait plus liée aux bénéfices. Ce lundi, tout le monde s’est revu et la direction ne concédant au- cun geste supplémentaire par rapport au texte originel, le blocage a été total. Les trois syndicats (CSC, SLFP et CGSP) pourraient revoir la direction en septembre.

    De son côté, Thierry Wimmer, le président du CHR, souligne qu’un tel protocole n’est pas indispensable et qu’il prévoyait le main- tien de la politique de nominations pour un coût 3 millions d’euros l’an. Quant aux revendications des syndicats (prime de fin d’année et chèques-repas majorés), elles auraient pu coûter 2 millions en plus, dont 1,8 pour la prime. Néanmoins, comme le Grand Hôpital a terminé dans le vert, celle-ci a été payée ces trois dernières années, indique Thierry Wimmer. Gabrielle Sonnet (CSC) rétorque que les communes allant bientôt verser leur dernière part pour refinancer l’hôpital, il est douteux qu’il y ait bénéfice en 2017. 

    Y.B. 

  • Le nouveau boss du CHR issu de la Loterie nationale

    UN HABITANT DE CHAUDFONTAINE À LA TÊTE DU CHR

    Capture d’écran 2016-06-24 à 07.57.08.pngC’est fait : le Centre hospitalier régional de Verviers, l’ex-CHPLT, devrait avoir un nouveau directeur général pour succéder à Jean-Louis Toussaint, qui avait présenté sa démission en janvier dernier. Le nouveau venu n’a pas été choisi en interne : c’est un des cadres de la Loterie nationale. Reste pour lui à accepter le poste ou non. Stéphane Lefebvre, c’est son nom, devrait être écolé quelques semaines par l’actuel directeur, Jean-Louis Toussaint, avant de prendre les rênes seul, probablement début 2017. Le nouveau venu n’a pas d’expérience professionnelle dans le milieu hospitalier. Ce citoyen d’Embourg (Chaudfontaine) a fait en effet la plus grosse partie de sa carrière à la Loterie nationale. Avant cela, de 2003 à 2009, il avait travaillé au cabinet du Vice-premier ministre libéral Didier Reynders, où il était secrétaire de cabinet. Il avait aussi été employé au comité d’audit du Forem. Enfin, il avait intégré la Loterie nationale. D’abord comme directeur de la recherche et du développement. Depuis 2014, il y préside le conseil d’administration et depuis quinze mois, il occupe les fonctions de directeur des opérations.

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  • Les syndicats refusent le protocole d’accord au Centre Hospitalier Régional

    Le protocole d’accord 2016-2018 a du plomb dans l’aile au CHR : 96 % des votants n’en ont pas voulu lors d’une assemblée générale du personnel.

    Assemblée générale convoquée par la CGSP et la CSC, hier, au CHR. Objectif : voter ou recaler le protocole d’accord qui lierait di- rection et syndicats jusqu’en 2018. Le vote des cent membres du personnel présents aura été clair et net : 96 contre le texte proposé par la direction, 2 pour et 2 abstentions. Ce qui fâche les votants : le fait que l’institution accepte de verser plus de 200.000 euros pour des heures supplémentaires prestées par 27 cadres à 150 % du tarif normal, alors que dans le même temps, la direction veut encore conditionner le versement de la prime de fin d’année au fait que l’hôpital dégage des bénéfices, comme cela se fait depuis 2002. Autre pierre d’achoppement : l’augmentation de la valeur faciale des chèques-repas, que revendiquent les syndicats, explique Gaby Sonnet pour la CSC, en front commun avec la CGSP. De son côté, la SLFP n’a pas appelé à prendre part à ce vote, mais France Voss, déléguée de ce syndicat, approuve le rejet du protocole.

    De son côté, Thierry Wimmer, le président du conseil d’administration, souligne que le protocole présente l’avantage pour le personnel d’accorder des garanties dans le cadre d’un plan de nominations, avec paiement de régularisations, pour l’ONSS par exemple, pour les périodes excé- dant les cinq ans de carrière sous statut contractuel. Ceci, alors que l’on attend souvent plus de dix ans avant de devenir statutaire. Par ailleurs, Thierry Wimmer affirme que si l’on a bien octroyé des paiements d’heures supplémentaires, cela se limite à 7.000 heures, alors qu’il y en avait 24.000. De plus, selon lui, ces paiements relèvent d’une obligation légale. 

    YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 23 juin 2016

  • Les 1.700 heures sup’ du directeur fâchent

    Alors qu’on pensait que la concertation de ce jeudi serait la dernière au CHR Verviers et que syndicats et assemblée signe- raient le protocole d’accord 2016-2018, il n’en est rien. Les délégués syndicaux ont estimé qu’un élément nouveau entrait en jeu et nécessitait qu’ils en fassent part au personnel. En cause : 1.700 heures supplémentaires prestées par le directeur général démissionnaire, Jean-Louis Toussaint, qui vont lui être payées.

    Pour Thierry Wimmer, président du conseil d’administration du CHR, les heures supplémentaires du directeur et le protocole d’ac- cord sont deux choses bien distinctes. « Je trouve que c’est assez incompréhensible de lier les deux points. On ne fait qu’appliquer la loi et éviter un litige en payant les heures supplémentaires. On a fait appel à des cabinets d’avocats spécialisés, on a des consultations qui confirment la nécessité de devoir payer ces heures pour ne pas se retrouver devant un tribunal. Je suis un peu perplexe et dubitatif. Ce qu’on propose très clairement via l’adoption du protocole d’accord c’est, entres autres, de pouvoir conforter un protocole de nominations », déclare le président du conseil. 

    D'un article de VICTORIA MARCHE dans LA MEUSE VERVIERS du 10 juin 2016

  • CHR : une centaine de travailleurs augmentés

    Bonne nouvelle pour une centaine d’employés et de membres du personnel soignant travaillant au CHR Verviers, l’ex-CHPLT. Le bureau permanent vient de décider de leur octroyer le droit de passer du niveau D1 au D2. Cette Capture d’écran 2016-03-09 à 08.16.52.pngmesure a été rendue possible en sortant ce point du plan pluriannuel, actuellement en négociations. Cela devrait se traduire par une augmentation de l’ordre d’une trentaine d’euros par mois, jauge Bernard Mercenier, délégué principal CGSP. Cerise sur le gâteau : la mesure sera rétroactive et d’application à la date du 1er janvier. Les syndicats réclamaient ce pas- sage à la catégorie supérieure, pour les petits barèmes, depuis deux ans environ. « On considère cela comme un geste assez fort », souligne Bernard Mercenier, délégué principal CGSP. De son côté, Thierry Wimmer, président du CHR, estime que « c’est une mesure tout à fait juste. Le personnel a fait des efforts financiers pour aider l’institution à sortir de l’ornière. » Pour lui, l’impact annuel pour le CHR devrait être de l’ordre de 200.000 euros. Une circulaire de la Région Wallonne incitait les pouvoirs publics à prendre une telle mesure, sans la rendre obligatoire. 

    Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 9 mars 2016