Patrimoine - Page 5

  • Projet d'éclairage de la ligne 38

    Nous vous l’annoncions le 13 avril : un accord a été trouvé pour tarmaquer une bande correspon- dant grosso modo à la moitié de la largeur de la ligne 38, entre Sonkeu, à la limite des communes de Herve et Soumagne, jusqu’à la gare de Hombourg. Le reste demeurerait en cendrée ou serait couvert de dolomie, par endroits, pour satisfaire cavaliers, jongleurs et vététistes.

    On peut donc s’attendre à une fréquentation accrue de cet axe touristique. D’où la question adressée à la majorité libérale par le conseiller cdH José Spits, qui, quand il était échevin des Travaux, en 2007, avait déjà sollicité des subsides pour un tarmaquage partiel, sans pour autant les décrocher : « Comptez-vous sécuriser les lieux en y installant de l’éclairage ? » Car si le tarmac sera financé par le SPW, l’éclairage, lui, est du ressort des autorités communales.

    Pour José Spits, l’idéal serait de jalonner le RaVEL de points d’éclairage du niveau d’Outre-Cour au fort de Battice. Bien sûr, ça risque de ne pas être bon marché, mais dans un premier temps, suggère-t- il, ne pourrait-on pas déjà profiter du placement par Elia d’une ligne à haute tension enterrée sous le RaVEL pour poser un gainage sur lequel on pourrait greffer les points lumineux quand le budget sera dégagé ?

    Réponse du maïeur, Pierre-Yves Jeholet : faire aboutir le tarmaquage partiel n’a pas été une sinécure, car il fallait que les quatre communes concernées (outre Herve, Thimister-Clermont, Aubel et Plombières) soient partantes et parce qu’un collectif, « Nous sommes la ligne 38 », avait mobilisé pour s’y opposer. Heureusement, souligne-t-il, un compromis a pu être trouvé.

    Le bourgmestre se dit aussi partisan d’un éclairage, plus sécurisant, sur la ligne. Mais, ajoute-t-il, il y a un problème au niveau du calendrier. Car Elia, qui avait annoncé pour la mi-2016 une demande de permis pour poser sa ligne, évoque plutôt la fin de l’année, désormais. Or, redoute l’échevin Gianni Fabris, si la Région Wallonne a donné son accord pour aménager en tarmaquant la ligne 38, on peut craindre qu’elle finisse par retirer le projet de ses budgets, si on en arrivait à postposer trop longtemps.
    Si Elia pouvait réaliser ses travaux sur la ligne en 2017, Pierre-Yves Jeholet pense que la ville serait en mesure d’entamer les travaux d’éclairage en 2018. Avec un gainage ou, mieux, déjà des points lumineux, selon les disponibilités budgétaires.

    Y.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 20 avril 2016

  • "Clabatter" ici, "caquiat" dans le Jura suisse

    A Hombourg, (mais aussi ailleurs dans l’entité de Plombières) , l’usage des « clabatter » (nom francique des crécelles) est toujours vivant et a lieu depuis la fin du « Gloria » à la messe du jeudi-saint, jusqu’au début du « gloria » à la messe de la vigile pascale.

    Les acolytes remplacent pendant cette période l’usage des sonnettes (par exemple à la consécration) par celui des crécelles. 

    En effet les sonnettes sont supposées se rendre aussi à Rome comme les cloches dans la tradition populaire et c’est pourquoi elles sont muettes durant cette période et remplacées par les crécelles.

    Françoise Lempereur de l'Université de Liège a mené des études au sujet de cette tradition dans toute la Wallonie et il faut avouer qu'elle disparaît très vite. Ainsi, dans l'arrondissement de Virton, 33 paroisses sur 74 avaient encore plus ou moins maintenu la tradition en 2005. Hélas, voulant actualiser les données récoltées, elle a refait du terrain et a constaté alors qu'une seule de ces 33 paroisses connaissait encore plus ou moins la coutume.

    La tradition existe aussi dans le village du Jura suisse de Châtillon où un artisan fabrique encore l'instrument (photo).

  • Bouli Lanners défendra Montzen et Hombourg

    Aux Pyramides, à Welkenraedt

    Bouli Lanners a pris son bâton de pèlerin pour aller présenter son film dans 19 villes belges. Dont Stavelot le 27, Welkenraedt le 3 mars, à 19h45, et Malmedy le 5. Par ailleurs, à Verviers-ouest, Ciné-pointcom projettera "Les Capture d’écran 2016-02-23 à 09.45.13.pngpremiers les derniers" dès mercredi.

    À Welkenraedt, aux Pyramides, la projection aura une saveur particulière. Car ce sera aussi l’occasion d’évoquer la passion du réalisateur pour les sites des gares de Hombourg et de Montzen gare, où il a tourné. On y trouve des tronçons de rails hors du commun menacés de destruction. L’occasion aussi de revenir sur le site de la gare de Hombourg, où sont entre- prosés de vieux wagons aujourd’hui déconnectés du réseau après que les chemins de fer ont déferré des dizaines de mètres de rails, pour faire place nette pour le passage du RaVEL. Scénario qui ne plaît guère à Bouli Lanners, mais aussi à Louis Maraite et à l’ASBL CF3F qu’anime Jean-Marie Cormann. Eux veulent pouvoir former des convois mobiles, au départ de ces lieux. « Idéalement, on devrait pouvoir réaffecter les voies avec le RaVEL qui passerait à gauche et à droite. » Un espace partagé, donc. « C’est l’Histoire qui est installée là-bas, notre patrimoine. »

  • TRONÇON DÉFERRÉ À HOMBOURG: LA SNCB A GAGNÉ EN RÉFÉRÉ

     

    Nouveau rebondissement dans la bataille du rail en gare de Hombourg :Capture d’écran 2015-11-11 à 08.21.17.png l’ASBL CF3F n’a pas obtenu en justice le droit de disposer des quelque 800 mètres de tronçons ferrés démontés à la demande de la SNCB.

    Retrouvez l’entièreté de l’article d'Yves BASTIN dans l'édition numérique ou dans l'édition de LA MEUSE VERVIERS du 12 novembre 2015.

  • Photos interpellantes

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    Louis Maraite: "Entre ces deux photos de mon ami Yves Gochel, un mois : la Premiere est prise le 28 septembre, la seconde le 29 octobre. C'est le tunnel explosé de Montzen en 1914. Dans les murs, les traces des explosions. Le 28 octobre, la SNCB deferaillait l'endroit, sans motif compréhensible. Le site est unique. L'enjeu de la bataille du rail de Hombourg-Montzen est de faire cohabiter sur ces 450 mètres un Ravel et une voie de chemin de fer à partir de laquelle pourrait voir le jour le plus beau projet de tourisme ferroviaire et patrimonial du pays. La voie (!) de la simplicité est évidemment d'enlever la voie et de tarmaquer l'assiette. La voie de l'ambition, dans une région magnifique qui n'a pas des projets de développement par milliers, c'est de travailler pour faire cohabiter les dynamiques. Non au "C'est todi bon ainsi" "

    J'y ajoute une troisième photo diffusée par l'a.s.b.l. CF3F qui montre des rails sectionnés au chalumeau. Cet acte aurait été commis après l'interdiction de la poursuite des travaux par l'ordonnance en référé du Tribunal de Liège.

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  • La SNCB déferraille : CF3F riposte en justice

    BATAILLE DU RAIL EN GARE DE HOMBOURG 

    Capture d’écran 2015-10-27 à 07.16.54.pngCF3F se dit propriétaire des rails

    Nouvelle passe d’armes dans la bataille du rail que se livrent les chemins de fer, la commune de Plombières et le SPW, d’une part, et les partisans d’un site qui se veut touristique dédié au rail en gare de Hombourg, en direction du tunnel de la Laschet et de l’ancienne gare de Montzen.

    Ce lundi, après une trêve de près de neuf mois, la SNCB a poursuivi les travaux de déferraillage en gare de Hombourg, au grand dam des partisans de l’ASBL Chemin de fer des trois frontières (CF3F), qui rêve de créer ici un site dédié aux locomotives et wagons relié au reste du réseau ferré, avec un projet touristique. Une cause à laquelle Bouli Lanners s’est rallié, soulignant que des scènes de son dernier film avaient été tournées ici. 

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  • Plombières porte un coup d'arrêt peut-être définitif à un vrai projet de redéploiement touristique pour sa commune et la région

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    Louis Maraite: "La commune de Plombières, faisant fi de l'intérêt patrimonial d'un site historique ferroviaire exceptionnel, fait déferailler (enlever les voies) par un arrêté de police "pour raison de sécurité". Ce faisant, la commune porte un coup d'arrêt peut-être définitif à un vrai projet de redéploiement touristique pour sa commune et la région. L'asbl CF3F a décidé d'introduire une action en référé au Conseil d'Etat pour casser la décision du bourgmestre. En effet, la notion d'"insécurité" semble à tout le moins hasardeuse : en effet, il n'y a plus un train qui circule, autre que le déplacement des wagons de l'asbl pour raison de restauration et de nettoyage, sur cette ligne depuis sa fermeture. Depuis plus de trois mois, l'asbl essaye d'entrer en contact avec le bourgmestre pour avoir un contact sur la compatibilité entre le projet ferroviaire et le projet de ligne Ravel que la commune défend. Ces travaux interviennent alors que le permis d'environnement pour lequel une enquête publique avait été effectuée, n'a pas encore été attribué. L'arrêté de police est donc contestable et sera donc contesté. Une course contre la montre débute : c'est à la SNCB à arrêter les travaux. Agissant sur l'ordre de police, la seule introduction d'un référé devrait suffire pour arrêter les travaux dès lors que toute raison de sécurité est ridicule. Les photos ci-dessous montrent la zone essentielle que le CF3F entend préserver au nom du patrimoine historique : il s'agit du tunnel de Hombourg explosé par l'Armée belge et les Cheminots pour empêcher l'avancée des Allemands en août 1914. C'est un témoin majeur d'une période que, il y a un an, les autorités publiques mettaient en avant, devant le monde entier réuni à Liège au Monument Mémorial Interallié de Cointe 1914 - 2014. Un an plus tard, une autorité locale (qui était présente en août 14 à la commémoration sur le site, s'assied sur 100 ans d'histoire sans même accepter une discussion sur le sujet. Voici ce que nous voulons protéger : le patrimoine historique ferroviaire. Il en vaut la peine. « La science de ton passé est ton passeport pour l'avenir. »

  • La SNCB fait déferailler à Hombourg

     

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    Louis Maraite: "Aujourd'hui, une entreprise, mandatée par la SNCB, est venue déferailler des voies à la gare de Hombourg. Si l'assise des voies appartient bel et bien à la SNCB, les infrastructures ferroviaire appartiennent à l'asbl CF3F depuis 2009. La SNCB conteste cette propriété, brandissant un jugement de 2011 contre l'ancien propriétaire, jugement dont l'asbl n'était pas à la cause. La Cour a donc condamné l'ancien propriétaire le privant d'une propriété... transmise deux ans plus tôt. L'asbl CF3F estime donc bel et bien être la propriétaire des rails et de cet aiguillage unique en Belgique qu'est l'égrisage triple unique. Le problème avec le patrimoine, c'est que, quand on le démolit, on ne le reconstruit jamais. Nous pensons que les travaux entamés (voir le deboulonnage) ce lundi relèvent de l'abus de pouvoir. Et il est dommage qu'une incertitude juridique ne puisse pas être levée avant que les travaux ne soient entamés. Appel est donc lancé à la SNCB d'arrêter les travaux (dont on aimerait, au passage, connaître ceux à qui ils profitent). Elle serait ce faisant bien intentionnée puisqu'elle laisserait au fonctionnaire délégué le temps de donner son avis sur le permis d'environnement sur le sujet. Enfin, c'est aussi l'occasion pour le bourgmestre de Plombières de reprendre la main en mettant toutes les parties autour de la table. IUl faut positiver cette affaire : tout le monde a à y gagner."

  • CF3F publie son premier magazine

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    L'a.s.b.l. CF3F présente son tout premier magazine! 
    Il traite de nombreux sujets d'actualité, de patrimoine belge mais aussi de l'histoire.
    20 pages de découvertes et de trains.
    Sortie prévue dans moins de 10 jours.
    La revue est vendue à 2€ mais est GRATUITE pour les membres de l'ASBL.
    Il vous sera possible de l'acheter à Hombourg les 19 et 20 septembre lors des journées portes ouvertes, et à Welkenraedt au centre culturel à l'occasion de l'expo d'ISO83.

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  • Non à l’asphaltage total de la ligne 38

    PAYS DE HERVE – MOBILITÉ 

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    Déjà lancée puis abandonnée en 2006, l’idée d’asphalter la ligne 38 entre Melen et Hombourg est réapparue ces derniers mois. Un collectif d’opposants à l’asphaltage de la piste en cendrée, baptisé «Nous sommes la ligne 38 », a vu le jour. Plutôt que s’opposer à tout, il propose une solution intermédiaire.

    Leur idée, c’est d’asphalter la moitié de la piste actuelle entre Melen et le fort de Battice, le tronçon le plus densément peuplé. Puis de laisser une piste en revêtement doux et perméable de 3 mètres entre le fort de Battice et Hombourg, avec néanmoins un trottoir en asphalte d’1,5 mètre dans les tronçons « urbains » d’Aubel et Thimister. Voilà ce qu’ils proposent dans un toutes-boîtes qui sera distribué la semaine prochaine dans les communes d’Aubel, Thimister- Clermont et de Plombières.
    « Nous avons décidé de faire ce toutes-boîtes parce que depuis 6 mois qu’on discute de ce projet, on s’est rendu compte que beaucoup de personnes n’étaient pas au courant. Et quand on en parlait avec elles, elles étaient généralement de notre avis », explique Stéphane Willemsens, pour « Nous sommes la ligne 38». «En tout cas les gens ne se plaignent pas de l’état de la ligne 38. Les usagers ne sont donc pas demandeurs d’un asphaltage ! »
    La ligne 38, c’est l’ancienne ligne de chemin de fer du pays de Herve, qui reliait autrefois Chênée à Plombières. Elle est en cendrée, un revêtement perméable et « doux » pour les articulations, et fait le bonheur de nombreux cyclistes, coureurs, cavaliers et promeneurs. Mais en décembre dernier, nous vous révélions que le Service Public de Wallonie (SPW) et les com
    munes se dirigeaient vers un asphaltage, pour que ce Ravel soit utilisable par tous les temps, notamment pour permettre aux élèves de se rendre à l’école.

    Mais cette solution ne fait pas le bonheur de nombreux utilisateurs quotidiens. Clubs de vététistes, de marcheurs et de cavaliers, jeunesses, écoles... ne veulent pas que la ligne 38 perde son charme particulier et sa convivialité. Le projet du SPW évoque la création d’une bande asphaltée d’environ 2,50 m avec une bande plus « molle » de 1,5 mètre de Melen à Hombourg. « On comprend que la cendrée ce n’est pas pratique, c’est très salissant. C’est pourquoi on propose entre le fort de Battice et Hombourg de remplacer la cendrée par un autre matériau comme de la dolomie, du schiste concassé... Presque tous les chemins sont déjà asphaltés au pays de Herve », poursuit Stéphane Willemsens. 

    Ils espèrent arriver à un accord avec les communes et le SPW.

    B.B. dans LA MEUSE VERVIERS du 15 juin 2015