Histoire

  • LE 13 SEPTEMBRE 1944, les G.I. aux Trois bornes

    Les G.I. poursuivent leur avancée en région verviétoise, ce 13 septembre 1944. Au nord, ils atteignent les Trois bornes, à la jonction des Pays-Bas et de l’Allemagne. Ils entrent aussi, sans combat, dans Saint-Vith.

    Les G.I. poussent vers le nord et le sud après avoir libéré le Pays de Herve, le sillon de la Vesdre, Spa, Malmedy… Le 13 septembre 1944, le colonel Peckham atteint Gemmenich, qui l’honorera en lui donnant le nom d’une de ses places. C’est ce jour aussi que les G.I. parviennent aux Trois bornes, aux confins de l’Allemagne d’avant-guerre, des Pays-Bas et de la Belgique. Arrivée qu’immortalisera un cliché publié dans le Mexican post. Le 18e régiment de la 1re division d’infanterie US avait auparavant poussé vers le nord d’Obsinnich (Fourons), avant d’obliquer vers le point de jonction des frontières.

    Le même jour, la 3e division blindée américaine, celle qui avait libéré Verviers, approche d’Aix-la-Chapelle. Face à elle, des Allemands de la 116 e division blindée allemande bien démunis. Leur commandant, le comte von Schwerin, ne dispose que de 600 hommes et d’une douzaine de chars, pas plus. Cette division blindée avait perdu bien des plumes, notamment en retraitant de Battice jusqu’à Henri-Chapelle. Dans la nuit du 11 au 12, elle avait eu pour mission de reculer sur une ligne de défense entre Hombourg, Montzen et Astenet. Le général von Schwerin prend alors l’initiative d’écrire un télégramme au général américain Courtney Hodges pour lui proposer une reddition sans condition des troupes allemandes dans l’ancienne capitale de Charlemagne, au patrimoine d’une richesse incroyable. Cela lui vaudra d’être arrêté et démis de ses fonctions. Hitler enverra alors le colonel Wilck défendre la cité avec quelque 5.000 hommes peu aguerris. La bataille d’Aix aura dès lors quand même lieu.

    D'une page d'YVES BASTIN dans LA MEUSE VERVIERS du 13 septembre 2019.

  • Les obus du panzer sont restés enfouis 71 ans

    Le 11 septembre, les Américains avancent vers Aubel et les Trois frontières. Pour Aubel, l’avant-goût de la délivrance coïncide avec le goûter. Mais cela n’ira pas sans mal, ni effusion de sang, souligne Thomas Lambiet dans un volume que se prépare à publier la Société d’Histoire et d’Archéologie du Pays de Herve. Les premiers G.I. arrivent par la route de Battice. Ils se méfient et craignent notamment qu’un sniper se cache dans la tour de l’église. Il n’en est rien. Mais des anciens occupants sont à un jet de pierre, du côté de la rue de la Bel et de la côte de Hagelstein. Ils se préparent même à donner du canon. Mais un blindé US posté près de la chapelle Saint-Antoine au Kierberg le réduit au silence. Non loin de là, la ferme Steins, à Hagelstein, est en feu, suite à un tir d’obus.Capture d’écran 2019-09-11 à 09.39.34.png

    Ce mauvais moment passé, entre 18h30 et 19h, les Aubelois peuvent sortir de leurs caves, agiter des mouchoirs, pavoiser… : les Allemands ont retraité au-delà de Merckhof, le poste-frontière qu’ils avaient installé en 1940.

    Ce même jour, Welkenraedt peut aussi fêter joyeusement ses libérateurs.

    Idem à Montzen, village vers lequel se dirigeront des blindés allemands. Dont un Jagdpanzer qui sera détruit sur la place de Montzen. En 2015, lors de travaux, on découvrira neuf obus non explosés sous une plaque de blindage de ce char. La plaque en question est désormais exposée au Remember Museum de Clermont.

    À Moresnet, c’est la panique. Notamment chez les sœurs du Pauvre enfant Jésus, installées au château David, où les religieuses vont prier dans les caves, avec des paroissiens. Ce même jour, les Allemands font exploser plusieurs ponts. Dans ce secteur, les combats seront acharnés.

    D'une page d'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 11 septembre 2019.

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  • Il y a 75 ans, le bombardement de la gare de Montzen

    Jeudi 2 mai, conférence à Montzen (ancienne salle des mariages) à 20h00  présentée par Marc SIMONS

    « Au lendemain de la grande guerre, les Allemands nous ont laissé un cadeau pratique : la gare de Montzen, le lien qui nous manquait pour relier Anvers au bassin de la Ruhr. » Fr. Olyff dans Nation Belge.

    … et c’est ainsi que naît « Montzen-Cité » !

    En 1940, la gare de Montzen est un nœud ferroviaire très important pour l’armée d’occupation : convois militaires et de marchandises s’y croisent en nombre. Plusieurs canons de la DCA et projecteurs  quadrillent la gare. Radio Londres et des tracts préviennent la population d’un éventuel bombardement. Des abris sont construits. Dans certaines caves sont prévus matelas, réserves alimentaires.

    La nuit du 27 au 28 avril 1944, à Henri-Chapelle, les curieux observent un magnifique feu d’artifice « wie a Kriestbaum ». Sur place, c’est l’enfer. La population n’a eu que quelques secondes pour se mettre à l’abri. 120 avions anglais déversent 1200 bombes. Le bilan est lourd : au moins 72 morts et de nombreux bâtiments partiellement ou complètement détruits, … Le bombardement n’a pas atteint son objectif, les avions ont survolé la gare transversalement. Un premier train la traverse 24 heures plus tard. La reconstruction du quartier en ruine prendra des années.       

    Si vous avez des photos, documents pouvant illustrer la conférence, merci de contacter via espacecultureasbl@gmail.com087.33.96.64 ou simonsmarc1962@gmail.com 0494.07.77.06

  • Commémoration du 75 ème anniversaire du bombardement de la gare de Montzen

    Dans le cadre de leur devoir de mémoire, la Commune de Plombières et la section montzenoise de la Fédération Nationale des Combattants ont l'honneur de vous convier à la cérémonie commémorative organisée le samedi 27 avril 2019 à Montzen-Gare. Celle-ci se déroulera selon le programme suivant :
    - Rassemblement des participants, rue Saint-Roch, 18 à 17h45 ;
    - Départ du cortège en direction du monument à 18h00 - Discours ;
    - Drink à « La Sablonnière » et exposition de documents anciens par M. Hick.

  • 1918, Plombières 100 souvient

    Après « Plombières dans la Tourmente » en 2012, « Plomb’hier a bonnes mines » en 2014 et « 100 ans d’entrain » en 2016, 2018 marque le 100e anniversaire de la signature de l’Armistice de la Première Guerre mondiale. La fin du conflit aura des incidences sur notre commune : réorganisation des frontières, érection de monuments dans chaque village, retour de nos soldats et de nos prisonniers,… Dès lors, il nous semblait intéressant de consacrer cette thématique : 1918, Plombières 100 souvient.

    Tout naturellement, notre choix s’est porté sur Sippenaeken pour commémorer cet anniversaire. En effet, durant la guerre 14-18, les villages de Sippenaeken et de Gemmenich sont traversés par une frontière électrifiée construite en 1915. Bon nombre de prisonniers et de civils perdront leur vie en tentant de la franchir… Aujourd’hui encore, certaines de nos prairies laissent apparaître des traces de cette ancienne ligne électrifiée, comme si le sol souhaitait laisser l’empreinte de ces évènements passés.

    Comme les éditions précédentes, les activités proposées (exposition, conférences, balades guidées,…) seront gratuites. Vous trouverez le programme détaillé à la fin du livret.

    Nous vous souhaitons de (re)découvrir nombreux ce moment d’histoire qui a touché notre commune.

    Les Membres de l’ASBL Espace Culture

    Prospectus.

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  • Avec l’ambassadeur et un avion américains

    Les 75 ans du crash du bombardier B-17 « Pickelpuss » ont été commémorés ce vendredi soir à Montzen, le long de la RN3. Avec la présence de l’ambassadeur américain et le survol d’un avion US. Six soldats étaient morts dans le crash de l’avion survenu le 17 août 1943.

    Ce sont Mathilde et Marcel Schmetz, du Remember Museum de Thimister-Clermont, qui organisaient la cérémonie avec la commune de Plombières. Marcel Schmetz qui, enfant, avait assisté au crash de la forteresse volante le 17 août 1943. Six hommes étaient morts et quatre avaient survécu.

    « Picklepuss » est le surnom donné par le pilote, le capitaine Robert Knox, à son épouse… et à son avion. Il repose au cimetière américain d’Henri-Chapelle et les Schmetz ont adopté sa tombe.

    Pour cette cérémonie, en plus des autorités locales il y avait Ronald Gidwitz, le nouvel ambassadeur américain en Belgique.

    Un Boeing B-707 ravitailleur en vol américain a aussi survolé les lieux de la cérémonie, à laquelle participaient des soldats américains basés en Allemagne qui ont tiré des salves.

    Capture d’écran 2018-08-20 à 10.04.48.png

  • Un avion US survolera le site du monument pour les 75 ans du crash du B17

    Le 17 août, à 18h, on commémorera le crash tragique d’une Forteresse volante, le B17 américain, en 1943. La cérémonie aura lieu en bord de N3, au petit monument rappelant cet événement, non loin de l’entreprise de fabrication de bâches Schreiber.

    D'un article de'YVES BASTIN à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 26 juillet 2018.

     

  • Il y a 100 ans, démantèlement de la 1re clôture infrachissable d'Europe

    De 1915 à 1918, une clôture électrique réputée infranchissable entre Gemmenich et Knokke voulait empêcher tout passage de Belgique vers les Pays-Bas. La balade ira sur les traces de ce fil électrique meurtrier qui a isolé plusieurs villages du reste du pays.

    Durée : 3 heures

    Distance : 7 km

    Le dimanche 29 avril à 9 h.30, Place Saint-Lambert, 4851 Sippenaeken

    Guide : Albert Stassen

  • Deux projets régionaux retenus pour commémorer la fin de 14-18

    La Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) a lancé fin 2017 des appels à projets en lien avec le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale et le 80 ème anniversaire de l’arrivée importante de réfugiés en Belgique, dans le cadre du décret du 13 mars 2009 relatif à la transmission de la mémoire des crimes de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et des faits de résistance ou des mouvements ayant résisté aux régimes qui ont suscité ces crimes.

    Parmi les quinze projets retenus, figurent trois initiatives en région verviétoise. Le premier appel visait des projets d’organisation de visites de lieux de mémoire et de séminaires à destination des enseignants. Quatre dossiers ont été retenus dont « 1918, Plombières 100 souvient » développé par l’Espace Culture asbl de Montzen. Onze autres dossiers ont été retenus dans le cadre du deuxième appel à projets, qui visait quant à lui la réalisation de productions diverses en lien avec l’objet du décret « Mémoire ». Le projet « Exposition ‘Guerre et Paix. Spa et l’Europe, 1914-1920’ » de l’ASBL Histoire et Archéologie spadoises ainsi qu’à nouveau « 1918, Plombières 100 souvient » de l’ASBL Espace Culture de Montzen ont été sélectionnés. Ces projets se partageront une subvention totale de 68.713 €.

  • Il y a 100 ans, démantèlement de la première clôture infranchissable d'Europe

    De 1915 à 1918, une clôture électrique réputée infranchissable entre Gemmenich et Knokke voulait empêcher tout passage de Belgique occupée vers les Pays-Bas. La balade ira sur les traces de ce fil électrique meurtrier qui a isolé plusieurs villages du reste du pays.

    Rendez-vous: place Saint-Lambert à Sippenaeken à 9 h.30 le dimanche 29 avril 2018 - 7 km.

    Guide : Albert Stassen.

    (Une activité proposée par la Société d'Histoire et d'Archéologie du Plateau de Herve).