Justice

  • 12 mois de prison pour des fichiers pédopornographiques

    Un trentenaire, habitant Plombières, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel d’Eupen, à une peine de douze mois de prison avec sursis pour la détention et le partage de fichiers à caractère pédopornographique. C’estCapture d’écran 2019-12-12 à 09.59.31.png une dénonciation, par un organisme américain spécialisé dans la lutte contre la pédopornographie qui est à l’origine du dossier. « Cette entreprise a découvert que certains fichiers étaient partagés via une adresse IP belge et c’est suite à cela qu’une perquisition a été menée, à La Calamine où il était domicilié », avait indiqué la substitut du procureur du Roi, lors de l’instruction d’audience, en octobre dernier. Lors de cette perquisition, le matériel informatique du prévenu avait été saisi et 3.000 fichiers mettant en scène des enfants, parfois très jeunes, avaient été retrouvés.

    Le trentenaire, qui était en aveux, avait expliqué être homosexuel et avoir cherché, sur internet, des vidéos pornographiques. « Je suis tombé par hasard sur des images avec des enfants. Cela m’a procuré du plaisir donc j’ai ensuite cherché ce genre de photos », avait indiqué le prévenu qui reconnaissait avoir pris conscience de la gravité des faits après la perquisition policière. Alors qu’il a entrepris des démarches pour se faire aider, le tribunal l’a condamné à une peine de prison de douze mois. Celle-ci est assortie d’un sursis d’une durée de cinq ans ainsi que d’une interdiction des droits visés par les articles 31 et 382 bis du code pénal, pour une durée de 10 ans.

  • UN CONDUCTEUR PLOMBIMONTOIS a frappé une conductrice trop lente

    Il risquait un an de prison, mais s’en tire bien.

    C’est pour avoir bloqué sauvagement puis même frappé une automobiliste qu’il jugeait trop lente à son goût qu’un jeune habitant de Plombières était poursuivi devant le tribunal correctionnel, où il risquait un an de prison, pour entrave méchante à la circulation. Mais il s’en tire avec une suspension du prononcé.

    Capture d’écran 2019-05-10 à 12.40.10.pngLe 15 juin dernier, vers 20h, Anthony, un Plombimontois de 27 ans roule sur la Mitoyenne qui traverse Welkenraedt. Valérie, venant d’une voirie secondaire, s’engage sur la route principale tandis que survient Anthony, à vitesse normale, d’après lui. D’après Valérie, il se met à la coller, puis à la dépasser, et enfin à mettre sa voiture au travers de la route en sortant de sa voiture.

    Mais Valérie pourra passer. Le cirque se répète un peu plus loin, puis une troisième fois à Montzen jusqu’où Anthony a suivi Valérie. Et là, bloquant entièrement le passage, il se précipite sur la femme, ouvre violemment la portière et lui flanque une beigne. Un certificat médical évoquant une contusion à la pommette et une lèvre coupée en atteste.

    La scène a eu un témoin, un automobiliste bloqué dans l’autre sens, qui parle d’un chauffard particulièrement nerveux et comme fou. Il a vu le type s’engouffrer dans l’habitacle mais n’a pas vu s’il frappait la conductrice. Anthony a donc été poursuivi devant le tribunal correctionnel pour entrave méchante à la circulation, une prévention générique qui peut recouvrir plusieurs situations, dont les plus graves peuvent faire encourir à leur auteur jusqu’à 10 ans de prison, en cas de mise en danger de la vie d’autrui.

    Il a obtenu une suspension du prononcé probatoire, bien que le tribunal ait relevé le manque de remise en question du prévenu, qui admet difficilement avoir eu une réaction inappropriée par rapport à un incident de la circulation sans gravité.

    D'un article de LUC BRUNCLAIR à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 10 mai 2019.

  • Deux ans et demi de prison pour traitement inhumain

    Le Plombimontois est cependant acquitté pour la tentative de meurtre.

    Un Plombimontois de 45 ans était accusé devant le tribunal correctionnel de Verviers de tentative meurtre et de traitement inhumain sur sa compagne. Il risquait 4 ans de prison, mais s’en tire avec un peu plus de la moitié car la tentative de meurtre n’a pas été retenue par le tribunal. Il écope de deux ans et demi de prison ferme.

    En octobre 2018, Olivier Hombert (45 ans) de Plombières apprend par un des collègues de sa compagne que celle-ci le trompe avec un policier ! C’est du moins lui qui le prétend. Va s’en suivre une scène qui lui vaudra de voler en prison, puis de comparaître devant le tribunal correctionnel sous les préventions de tentative de meurtre et de traitement inhumain !

    D'un article de LUC BRUNCLAIR à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 8 mai 2019.

  • Sursis pour Codéart au Conseil d’État

    L’asbl plombimontoise fait appel de la décision de l’Etat belge de ne pas lui accorder l’agrément d’ONG.

    Le premier auditeur du Conseil d’Etat a considéré jeudi comme sérieux les moyens avancés par l’asbl plombimontoise Codéart, active dans la coopération au développement, dans le cadre du recours en suspension en extrême urgence qu’elle a introduit contre l’Etat belge, lequel vient de refuser de lui accorder l’agrément d’ONG.

    Jeudi matin, Me Wimmer, qui défend les intérêts de l’asbl, a exposé devant le Conseil d’Etat trois moyens qui ont été considérés comme sérieux par le premier auditeur, qui sollicite dès lors en extrême urgence la suspension de la décision du ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo (Open Vld), de ne pas octroyer l’agrément d’ONG à l’asbl plombimontoise.

    Cette dernière, active depuis une trentaine d’années, est spécialisée dans la création de machines et d’équipements agricoles simples produits dans les pays du Sud (Haïti, Benin, Togo, Congo) afin de récolter le manioc, l’huile de palme et la canne à sucre.

    L’avocat a tout d’abord invoqué le relèvement du seuil de réussite à 60%, mesure totalement discriminatoire pour Codéart vis-à-vis des autres asbl qui, en 2016, devaient atteindre un seuil inférieur afin d’obtenir l’agrément. L’Etat Belge, en réponse, considère qu’il est le seul habilité à fixer lesdits seuils. Codéart arguait également que certaines de ses cotes étaient sous-évaluées, concernant entre autres la gestion financière. «Nous avons avancé que l’asbl perdait 1 point sur 4 pour avoir rentré durant trois ans ses comptes en retard à la Banque Nationale. Or, suite à la nouvelle évaluation actuellement contestée, l’Etat belge concède que cet élément n’a pas été pris en compte. Or, les 12 autres réponses étaient positives. Ou est le point perdu ? «, questionne Me Wimmer, qui n’a pas obtenu de réponses de l’Etat.

    Enfin, Codéart avance l’absence de motivation de la décision par le ministre, moyen également considéré comme sérieux par l’auditeur qui a donc sollicité une suspension en urgence de la décision querellée du 4 avril. La juridiction administrative devrait rendre son arrêt dans les huit prochains jours.

    Depuis 2016, l’asbl plombimontoise et l’Etat belge sont en conflit sur les conditions d’attribution de l’agrément ONG. L’asbl, qui reposait sur cinq employés et une trentaine de bénévoles, est en passe d’être en cessation de paiement. -

    Une information BELGA publiée par LA MEUSE VERVIERS du 20 avril 2019.

  • Il agresse une conductrice trop lente

    Le Plombimontois risque jusqu’à 10 ans de prison.

    C’est pour avoir bloqué sauvagement puis même frappé une automobiliste qu’il jugeait trop lente à son goût, qu’un jeune habitant de Plombières est poursuivi devant le tribunal correctionnel. Il risque un an de prison pour entrave méchante à la circulation. Une prévention qui peut valoir jusqu’à 10 ans de prison.

    Tout automobiliste a déjà connu cela : une auto qui coupe la route et qui se relance trop lentement au goût de celui qui arrive en pleine vitesse. C’est assez énervant, il faut bien l’admettre. Mais de là à dépasser « l’escargot », à lui bloquer le passage pour finir par le frapper, il y a de la marge, qu’heureusement la plus grande majorité des conducteurs qui vivent cette scène ne franchit pas. Anthony, un Plombimontois de 27 ans, lui, l’a franchie. C’était le 15 juin dernier, vers 20 heures, sur la Mitoyenne qui traverse Welkenraedt. Valérie s’engage sur la route principale tandis que survient Anthony, à vitesse normale d’après lui. D’après Valérie, il se met à la coller, puis à la dépasser, et enfin mettre sa voiture au travers de la route en sortant de sa voiture, mais Valérie a pu passer. Le cirque se répète une deuxième fois, un peu plus loin, puis une troisième à Montzen jusqu’où Anthony a suivi Valérie. Et là, bloquant entièrement le passage, il se précipite sur la femme, ouvre violemment la portière et lui flanque une beigne ! Un certificat médical, évoquant une contusion à la pommette et une lèvre coupée, en atteste.

    Le ministère public réclame un an de prison, sans s’opposer à une mesure de faveur que solliciterait la défense.

    Ce que ne manque pas de faire Me Garot, son avocat, en demandant une suspension du prononcé probatoire. Jugement dans un mois. 

    Extraits d'un article de LUC BRUNCLAIR à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 19 mars 2019.

  • Trois cultivateurs de cannabis condamnés

    Deux Néerlandais d’origine turque et un Plombimontois de 35 ans ont été condamnés mardi par le tribunal correctionnel de Verviers respectivement à des peines de prison (6 mois et un an avec sursis) et à une peine de travail de 160 heures ou 18 mois de prison à défaut de son exécution pour avoir développé une importante plantation de cannabis. En juin dernier, 480 plants et surtout 42 kilos Capture d’écran 2018-11-21 à 07.40.33.pngrécoltés avaient été découverts dans une habitation située rue de Vaals à Plombières. C’est grâce aux témoignages de personnes ayant vu deux personnes encagoulées pénétrer à cette adresse que la plantation a pu être démantelée. Deux individus résidant aux Pays-Bas ainsi que le locataire des lieux, qui avait sous-loué son bien, ont été interpellés et ont comparu détenus devant le tribunal correctionnel. Les deux Hollandais ont reconnu les faits alors que le trentenaire, condamné en 2016 à 5 ans pour vol avec violence et incendie volontaire, niait toute implication dans cette culture expliquant qu’il avait quitté les lieux en octobre 2017 pour vivre chez sa copine et qu’il avait sous-loué le bien à un certain Tom.

    Or, le parquet a mis en avant qu’il se faisait payer un loyer supérieur à celui qu’il donnait lui-même à son propriétaire, alors qu’il était toujours domicilié à l’adresse et que les compteurs d’eau et d’électricité étaient également toujours à son nom. Il possédait encore les clés alors que les serrures avaient été changées. De plus, il avait annoncé aux voisins des travaux d’aménagements, lesquels seront réalisés aux fins de la culture de cannabis.

    Le parquet a aussi relevé que le Plombimontois avait de nombreux contacts avec les milieux hollandais de la drogue, sans parler de son véhicule découvert à proximité de l’adresse où 480 plants et 42 kilos de cannabis, récoltés par des Polonaises, avaient été découverts. Sa présence a été objectivée 44 jours durant sur Plombières. 

    Une information BELGA publiée dans LA MEUSE VERVIERS du 21 novembre 2018.

  • Un beau-père accusé d’abus sur sa belle-fille

    Entre la version d’un homme accusé de violences répétées sur ses beaux-enfants, et aussi d’abus sexuels sur la fille du couple recomposé, et la victime, il y a un gouffre de différences. Mais s’il est reconnu coupable, le prévenu est Capture d’écran 2018-10-22 à 10.27.17.pngpassible de trois ans de prison ferme.

    Il y a d’abord la version du beau-père, Geoffrey (43 ans) de Plombières, accusé devant le tribunal correctionnel de Verviers de coups sur ses trois beaux enfants, et notamment sur Marianne.

    « Depuis qu’elle a eu douze ans, elle n’acceptait plus mon autorité, elle se foutait de ma gueule. Moi, j’ai été éduqué à la dure, je voulais me faire respecter, mais elle n’acceptait pas les règles. Par exemple, elle se promenait toute nue dans la maison. Elle traitait sa mère de pute, et son père de pédophile, et moi aussi. Elle disait que j’allais le payer. On était en proie aux difficultés que connaissent les familles recomposées. Je gueulais fort, c’est vrai, et il m’est arrivé de lever la main comme tous les parents, sans plus. Sans blessures et sans brutalité excessive. » S’il s’étend beaucoup sur cet aspect des choses, pas un mot par contre sur les accusations de viols commis sur Marianne alors qu’elle avait de 9 à 12 ans.

    D'un article de LUC BRUNCLAIR à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 22 octobre 2018.

  • Eric Snoeck, grand patron de la Police Judiciaire Fédérale de Liège, revient sur l’attaque du 29 mai

    Ce lundi, le monde judiciaire liégeois fait sa grande rentrée. L’occasion pour le Plombimontois Eric Snoeck, directeur judiciaire de la PJF de Liège, de revenir sur les événements dramatiques qui ont émaillé notre région ces derniers mois, et d’aborder ses grands défis pour l’avenir.

    Une page d'ALLISON MAZZOCCATO à lire dans LA MEUSE du 3 septembre 20178.