Personnalités

  • Bouli Lanners : « Vous nous prenez pour des cons ! »

    Invité sur le plateau du 19h30 sur la RTBF samedi soir, le ministre fédéral du budget David Clarinval a confirmé que le confinement dû au coronavirus aurait des conséquences sans précédent sur l’économie belge. « Il est évident que si le confinement venait à se prolonger, nous aurons des chiffres qui seraient encore plus graves », a-t-il expliqué. Des propos qui ont provoqué la colère de Bouli Lanners. Le réalisateur et comédien belge, lui-même touché par le coronavirus, a poussé un coup de gueule sur les réseaux sociaux : « Le Ministre Clarinval nous balance des chiffres pour nous expliquer les conséquences économiques que va avoir la crise sanitaire. Et il base tous ses chiffres sur une reprise du travail le 19 avril […] Tout le monde sait bien qu’on ne va pas reprendre le 19 avril. Arrêtez de nous prendre pour des cons », a-t-il lâché, furieux.

    Avant d’enchaîner : « Vous avez menti sur tout. Vous avez menti sur les masques, sur les tests. Vous avez envoyé des centaines de personnes au casse-pipe dans les hôpitaux qui sont là sans protection. Vous n’êtes que des bouffons ! »

  • La crise vue par un Belge de Korean Airlines

    Joël Gans est pilote de ligne. Il était l’une des figures marquantes lors de la faillite de la Sabena en 2001. Depuis, l’homme a volé vers d’autres cieux. D’abord à Taïwan où il a rencontré celle qui lui a « donné » ses jumeaux de neuf ans. Depuis un peu plus de douze ans, il travaille pour la compagnie Korean Airlines.

    « Travaille », enfin pas pour l’instant. « On m’a gentiment demandé de prendre un congé sans solde de trois mois », explique ce pilote d’Airbus A330 revenu vivre à Gemmenich en 2017. Il n’est pas le seul pilote belge à vivre pareille mésaventure. « On doit encore être 500 environ à voler pour des compagnies aériennes dans le monde. Quelques dizaines sont chez Air France et sont sous le régime de la loi sociale française. D’autres, entre 40 et 50, sont chez Emirates où ils paient pour l’instant la moitié des salaires ».

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  • "Christiane De Belder, le prototype de la militante de rêve"

    Christiane De Belder a œuvré pendant de nombreuses années pour le PSC puis le CDH et enfin l’OCP dans la commune de Plombières

    Elle a été lune des  chevilles ouvrières de la section locale depuis le début des années 1990 jusqu’en 2006 mais encore au-delà.

    Elle imprimait la revue « Echo CDH »  et se dévouait sans compter pour fournir toujours à temps et à heure des dossiers bien ficelés, documentés , un vrai travail universitaire  et une compétence débordante, sans parler de son goût pour les tableaux statistiques, le temps passé à rechercher les éléments d’un dossier sur la toile ou ailleurs .  C’était une encyclopédie hyperactive.

    Elle n’hésitait pas à aborder les ténors du parti pour leur poser des questions pointues et documentées

    C’était le prototype de la militante de rêve.

    Elle a été mandataire communale à Plombières . Présente sur la liste PSC  en 1994 avec 380 voix, elle a été tête de liste PSC en 2000 où elle en obtint 468 . En 206 elle était encore présente sur la liste CDH  avec 228 voix et en 2012 sur la même liste CDH avec 131 voix mais elle avait « rempilé » pour compléter le quota féminin et sans faire campagne, à 77 ans.

    Elle suivait encore et toujours de très près les activités de l’OCP dont elle appréciait le rajeunissement auquel la section n’était jamais parvenu auparavant.

    Au cours de sa vie, Christiane (dont la formation universitaire était licenciée en psychologie) a beaucoup voyagé et sur la photo la plus connue d’elle on la voit  serrant la main de l’ancienne présidente de l’Inde, Indira Ghandi.

    C’est vraiment une grande dame qui nous quitte ici.

    Le CDH et l’OCP de Plombières présentent à sa famille leurs sincères condoléances.

  • L’atout belge de la course contre le virus !

    Depuis l’annonce de la découverte d’une nouvelle méthode de dépistage, le téléphone du virologue Benoît Muylkens ne cesse de sonner. Canada, Allemagne, France : tous sont intéressés par sa technique qui permet de répondre à la pénurie de réactifs à laquelle le monde entier est confronté.

    C’est un peu fatigué mais plein d’optimisme que Benoît Muylkens nous accueille à l’Université de Namur. Ce professeur expert en virologie et directeur de l’unité de recherche vétérinaire intégrée est à l’origine de la mise sur pied d’une nouvelle méthode de diagnostic du Covid-19. Grâce à elle, les laboratoires pourront répondre à la pénurie de réactifs qui limite actuellement le nombre de dépistages pourtant essentiels à la lutte contre la propagation du virus.

    Depuis une dizaine de jours, le virologue de 41 ans originaire de Plombières ne compte plus ses heures. « C’est la Capture d’écran 2020-03-20 à 08.41.55.pngcourse », confirme-t-il. « La semaine dernière, c’était la partie amusante. J’ai pu faire des manipulations et je rédigeais la nuit pour valider la méthode mise au point. » Depuis cette semaine, les diagnostics ont officiellement commencé. « Maintenant c’est : coordination, coordination, coordination ! »

    SON TÉLÉPHONE CHAUFFE

    Cette course, Benoît Muylkens ne la subit pas. Loin de là. « Il faut qu’on accélère. La maladie va très vite et il y a une course entre elle et notre capacité de diagnostic. Le but aujourd’hui, c’est d’être très fort ensemble. » Une chose est sûre : depuis qu’il a dévoilé sa trouvaille, son téléphone ne cesse de sonner. « Suite à l’homologation de la méthode, j’ai eu des contacts avec le Canada, l’Algérie, l’Allemagne, de nombreuses universités belges. Ça se dissémine et c’était notre objectif », sourit-il.

    Son idée n’était en effet pas qu’un seul laboratoire réalise des milliers de tests par sa méthode. Mais plutôt que la technique développée à l’UNamur fasse des petits un peu partout, en Belgique, mais aussi au-delà.

    À Namur, 24 personnes réalisent les tests chaque jour. Mettre davantage de monde sur le coup au sein d’un même laboratoire n’est, selon

    le virologue, pas une bonne idée, surtout d’un point de vue qualitatif. Et mieux vaut éviter de remplacer une pénurie de réactifs par une pénurie d’humains que l’on aurait poussés à bout. « Il y a au moins 20 laboratoires sur le territoire belge qui pourraient mettre sur pied le même dispositif qu’à l’UNamur. » Faites alors le calcul : 480 tests multipliés par 20, cela représente quelque 9.600 diagnostics par jour ! Un beau potentiel quand on sait que, selon les autorités, seuls 20.000 ont jusqu’à présent été réalisés en Belgique.

    La méthode, à condition que les échantillons arrivent rapidement et en nombre dans les laboratoires, pourrait donc permettre à la lutte contre la propagation du virus de faire un énorme bond en avant. Une excellente nouvelle qui n’empêche pas le virologue de rester très modeste. À l’entendre, il n’a « pas fait grand-chose, si ce n’est reprendre trois petites idées très simples ».

    « COMME À LA FERME »

    Alors que la découverte est saluée à l’international, Benoît Muylkens la compare, très humblement, à son travail de jeunesse à la ferme. « Hier j’ai téléphoné à mes parents qui m’ont demandé ce que j’avais fait », sourit-il. « Je leur ai dit que je m’étais rappelé ce que l’on faisait quand on avait 2.000 ballots de foin à ranger. Ces ballots, vous avez beau avoir un monte-charge, si vous n’avez pas des amis et des voisins qui viennent vous aider, ça n’ira jamais. Par contre, si vous positionnez les gens à leur poste, en quelques heures, ils seront rangés. » Cette comparaison peut sem-bler réductrice face à l’importance de la technique mise sur pied. Et pourtant, selon Benoît Muylkens, tout est, là aussi, une question de coordination. « Ici, les diagnostics positifs et négatifs vont pouvoir être triés de manière fiable, parce que nous avons coordonné des humains dans leur travail. » 

    SABRINA BERHIN dans LA MEUSE du 20 mars 2020

  • Portrait du Frère René HANSSEN sj de la COMMUNAUTÉ SAINT-MICHEL à BRUXELLES

    Relier, aimer et servir : voilà ce qu'il a tenté de faire, au cours d'une vie déjà bien accomplie.
    Capture d’écran 2020-03-03 à 12.03.12.pngRené Hanssen a l'habitude de dire qu'il n'a pas de vrai métier, si ce n'est celui de relier les livres. Ce métier, il l'a appris en entrant en 1948, à l'âge de 14 ans, à l'Institut missionnaire de Namur, dirigé par les jésuites. Personnes pieuses et courageuses, ses parents ont été heureux de l'entrée à l'internat de leur fils cadet. Agriculteurs en Province de Liège, ils ont été ruinés suite à la destruction de leur exploitation par les Allemands en 1939 ; René avait alors cinq ans.
    À 15 ans, il exprime déjà le désir de devenir religieux. Son parrain, missionnaire en Chine, l'aurait préféré Scheutiste (Congrégation du Cœur Immaculé de Marie) comme lui. L'épanouissement de ces années de jeunesse lui vient encore du scoutisme où, « Castor Diligent », il est reconnu pour son sens du service, rendu avec efficacité.
    Après le postulat, il entre au noviciat à Arlon en 1952 pour devenir Frère jésuite. Ses supérieurs lui reconnaissent le talent de s'occuper des autres ; aussi est-il engagé comme manuducteur - responsable des équipes, dirait-on aujourd'hui. Il a à peine 20 ans et de lourdes responsabilités humaines. Durant neuf ans, il est « au service » du matin au soir, week-ends inclus, et il en est heureux. Si ce sont surtout les aspects matériels de la vie communautaire qui l'occupent, de la porterie à l'entretien des bâtiments, et même
    de la ferme, il s'efforce d'accorder de l'attention à chacun, simplement et à la manière du Christ. Servir ne va pas sans aimer.
    En 1953, Frère René est envoyé au théologat d'Eegenhoven (Louvain) et poursuit son activité de manuducteur. La maison comptejusqu'à 215 jésuites... et seulement trois Frères ! Quinze nationalités s'y côtoient mais une même vie de jésuite, magnifique, s'y déploie. En 1980, après le déménagement de la bibliothèque d'Eegenhoven vers l'Université de Namur - un demi-million de livres à déplacer -, il est nommé ministre à Saint-Michel (Bruxelles). Cela fait 38 ans aujourd'hui et, chaque jour, entre les bâtiments, le parc et les jardins qu'il affectionne, il continue de servir. Il loue le Seigneur pour la beauté de la nature, celle d'ici, celle de la montagne qu'il a découverte, sac au dos, lors de cinq tours du Mont-Blanc.
    En six décennies de vie jésuite, il a pu assister à l'évolution de la Compagnie. Ces changements, il les a notamment observés en participant aux cinq dernières Congrégations provinciales de la Belgique méridionale et du Luxembourg où il représentait les Frères.
    Relier des personnes plutôt que des livres : telle est la vie de Frère René. Servir et aimer Dieu et les hommes le rend profondément heureux. Il conclut : « J'espère le faire jusqu'à mon dernier souffle. »


    Caroline Jeunechamps (dans "Echos Jésuites", 2018-3)

  • Témoignage à l'église de Hombourg

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    La Maison Shalom est née au milieu des atrocités de la guerre civile au Burundi le 24 Octobre 1993 pour allumer la lumière du pardon et créer une nouvelle génération  capable de briser le cycle de violences. 

  • Céline Scheen : « un show avec une énergie incroyable »

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    Ce dimanche, la Plombimontoise Céline Scheen était nommée aux Grammy Awards à Los Angeles. Si elle n’a pas gagné dans sa catégorie « Best Classical Vocal Solo Album », elle n’est pas déçue le moins du monde et repart avec des étoiles plein les yeux.

    « Quel spectacle ! J’ai l’impression que chaque show était meilleur que le précédent. C’est vraiment impressionnant », s’exclame la soprano quelques heures avant de reprendre l’avion pour la Belgique. « C’était un peu comme si les clips étaient retranscrits directement sur scène. C’est vraiment le grand spectacle à l’américaine. »

    Le prix dans sa catégorie est revenu à Joyce DiDonato, Chuck Israels, Jimmy Madison, Charlie Porter et Craig Terry. Ils étaient accompagnés de Steve Barnett et Lautaro Greco. Pour Joyce DiDonato, c’était le troisième Grammy, après ceux conquis en 2011 et 2015. « On m’avait prévenue que ce serait eux qui allaient gagner. Dès qu’ils sont nommés, ils gagnent. J’y allais vraiment relax et pour découvrir ce monde », nous confie celle qui n’a pas pris la peine d’écrire un discours juste au cas où.

    La cérémonie est divisée en deux parties. Une se déroulant l’après-midi pour les musiques plus confidentielles et l’autre pour les stars de la pop plus tard en soirée. Céline Scheen faisait partie de la première catégorie mais a assisté à la cérémonie dans son entièreté. « La première est plus intellectuelle avec une foule de grands musiciens qui donneraient leur vie pour jouer quatre notes. C’était très intéressant de les rencontrer. Le soir, c’est juste formidable. Billie Eilish a chanté et c’était d’une beauté ! Et puis j’ai pu voir Alicia Keys, que j’aime beaucoup, qui chantait sur scène comme si elle était dans son salon. Je repars en Belgique avec une tonne d’énergie. » 

    A.R. dans LA MEUSE VERVIERS du 28 janvier 2020

  • « Je veux moderniser la fédération des pompiers »

    Le 12 novembre 2019, l’assemblée générale de la Fédération royale des corps de sapeurs-pompiers belges a élu son nouveau président. C’est le lieutenant Frédéric Lex, issu de la zone de secours Vesdre, Hoëgne & Plateau qui remplace depuis ce 1er janvier le président sortant, le major Quentin Grégoire, lui aussi issu de notre zone de secours. Frédéric Lex nous a parlé de ses futurs projets en tant que nouveau président.

    Une page d'OCÉANE GASPAR à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 2 janvier 2020.

  • Pierre Xhonneux a joué l’Orchestre philharmonique de Liège

    Bien loin de chez nous, Pierre Xhonneux exerce sa passion pour la musique. Depuis Oslo, le Plombimontois en a fait son métier. Depuis cinq ans, il joue dans le prestigieux Orchestre philharmonique de la capitale norvégienne.

    En janvier, cela fera cinq ans que Pierre Xhonneux a quitté la Belgique pour la Norvège et sa capitale, Oslo, pour y rejoindre le prestigieux Orchestre philharmonique local en tant que petite clarinette solo. En Scandinavie, le Plombimontois a donné une nouvelle dimension à sa carrière, lui qui avait d’abord exercé son métier à Liège, à l’Orchestre philharmonique royal.

    Voilà maintenant cinq ans que Pierre Xhonneux s’épanouit en Norvège (voir ci-dessous).

    Mais après cinq années, comme à Liège, il y a cette petite voix qui lui dit qu’Oslo n’est qu’une étape.

    « J’aimerais découvrir les Etats-Unis ou la Corée et le Japon. J’estime encore avoir l’énergie nécessaire pour préparer une audition. Nous effectuerons une tournée en Asie en 2020 avec l’orchestre, cela me permettra de déjà un peu découvrir les lieux. »

    D'un article de JULIEN DENOËL à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 28 décembre 2019.

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  • Mager, nouveau président du cdH de l’arrondissement

    Capture d’écran 2019-12-21 à 07.45.53.pngJeudi soir, les humanistes de l’arrondissement de Verviers ont voté pour élire leur nouveau président d’arrondissement. C’est en masse qu’ils ont choisi Alain Mager pour succéder à Pascal Englebert. Après dépouillement, ce sont 90 % des votants qui ont témoigné leur confiance à Alain Mager.

    Il pourra s’appuyer sur son expérience de longue date en politique, au sein de cabinets ministériels, comme conseiller communal, ou encore à la présidence de l’arrondissement par le passé. Aujourd’hui, il s’implique dans le monde associatif en tant qu’administrateur de diverses ASBL œuvrant dans les secteurs culturel et social. Il est également président de la Fédération des Télés Locales et vice-président de Vedia. « Des engagements qui le rapprochent des préoccupations de nos citoyens », estime le cdH. « Si ces expériences dressent un profil tout indiqué pour la nouvelle fonction qui lui incombe, Alain Mager a tenu à s’entourer d’une équipe tout aussi riche de parcours diversifiés et représentative de la société. Une équipe motivée et compétente, qui comptera dans ses rangs des jeunes issus des quatre coins de l’arrondissement. »