Personnalités

  • « Sans jamais la science, on n’arrivera à gagner la guerre du climat »

    C’est le projet fou de trois chercheurs de l’Université de Liège qui lancent une expédition sur le terrain

    Trois chercheurs de l’Université de Liège ont repéré sur la pointe sud du Groenland des vents en continu de 100 km/h de moyenne. «Si on y installait des milliers d’éoliennes, affirmentils, on pourrait assurer de l’énergie verte pour l’Europe entière.»`

    Une page de LUC GOCHEL à lire dans LA MEUSE du 27 janvier 2020

  • Un solide ancrage verviétois au Standard de Liège !

    Saviez-vous, par exemple, que la moitié du Comité exécutif du Standard est composée de Verviétois ? Petit tour d’horizon de ce solide ancrage régional en compagnie d’Olivier Smeets, responsable communication du club liégeois.

    Parmi eux, on trouve le Goétois Pierre Locht, dont nous connaissons l'ascendance hombourgeoise, qui est responsable de l’Académie et membre du Comité exécutif. Présent au Standard depuis 2011, le Goétois Pierre Locht a d’abord occupé la fonction de team manager de l’équipe première pendant plusieurs saisons. Il a ensuite progressivement endossé le rôle de juriste du club.

    « Il allait notamment défendre les joueurs lors de leur passage en Commission à Bruxelles. Ces passages étaient assez médiatisés et il parvenait souvent à de bons résultats pour diminuer les sanctions », explique Olivier Smeets, précisant que depuis lors, Pierre Locht est entré dans le Conseil d’administration du club liégeois.

    « Pierre Locht siège au comité exécutif depuis l’arrivée de Michel Preud’homme il y a deux ans. En même temps que son entrée dans le comité exécutif du club, il a pris la tête de l’Académie Robert Louis Dreyfus, dont il est le directeur. Il gère toute la politique de formation du club en lien avec le département professionnel. C’est un poste clé : le centre de formation, où il y a entre 300 et 350 jeunes, est très important pour le Standard. » Concrètement, il gère une équipe d’une dizaine d’employés à l’Académie et également tous les formateurs, des U8 aux U21. Ceci, sans oublier la section féminine, évidemment.

    Avec Alexandre Grosjean et Pierre Locht, la moitié du comité exécutif du Standard, également composé de Bruno Venanzi et Michel Preud’homme, est issue de la région verviétoise…

    D'un article d'OLIVIER DELFINO à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 17 juin 2020

  • « Un des plus grands moments de ma carrière »

    Capture d’écran 2020-05-19 à 08.28.15.pngJean-Marie Houben a été l’un des artisans du succès de Liège en finale de la Coupe en 1990.

    Il y a 30 ans jour pour jour, le 19 mai 1990, le FC Liège décrochait ce qui reste à ce jour sa seule et unique Coupe de Belgique. Parmi les acteurs de ce match historique disputé à Bruxelles face à Ekeren, il y a le Hervien Jean-Marie Houben. Ce jour-là, il avait été impliqué plus ou moins directement dans les deux buts liégeois et il avait aussi provoqué un penalty. L’actuel Responsable Technique de la Formation des Jeunes à Aubel se souvient parfaitement de ce match, mais aussi de la fête mémorable qui a suivi.

    D'un article d'OLIVIER DELFINO à lire dans LA MEUSE VERVIERS du 19 mai 2020

  • Selon Damien Ernst, la solution pour les déchets nucléaires est connue et se situe... en Flandre

    Ce mardi, le Grand-Duché mettait un coup de projecteur sur la consultation publique lancée par l’Ondraf (organisme public fédéral belge chargé de gérer les déchets radioactifs en Belgique) le 15 avril dernier. Le but de cette consultation est d’inviter la population à donner son avis sur un pré-projet d’arrêté ministériel qui servirait à déterminer les sites potentiels pour enfouir les déchets nucléaires.Capture d’écran 2020-05-14 à 12.35.19.png

    Une cartographie a été réalisée. Il faudra faire des forages et essayer d’identifier le ou les endroits où ces déchets seraient mis en sécurité », explique Damien Ernst, spécialiste de l’énergie.

    Pour le professeur d’université, notre pays sait déjà quels sont les meilleurs endroits pour ac- cueillir les déchets nucléaires. « Le meilleur site est situé à Mol (dans le Limbourg). Ils seraient enfouis dans l’argile de Boom. Il est imperméable à l’eau. Cela m’étonnerait très fortement qu’on sélectionne un site sur le territoire wallon. »

    D'un article de NICOLAS DEKIMPE à lire dans LA MEUSE LUXEMBOURG du 14 mai 2020.

  • Les experts belges se mobilisent pour trouver des armes : vaccin, traitements et techniques de dépistage

    Parmi ces 7 experts que cite LA MEUSE dans sa grande enquête publiée dans toutes ses éditions du vendredi 10 avril 2020, nous trouvons un Hombourgeois.

    Benoit Muylkens (41 ans), originaire de Plombières, est professeur à l’UNamur, spécialisé en virologie moléculaire. Avec son équipe, il a mis au point, en mars alors que notre pays manquait de produits réactifs, une nouvelle méthodologie de diagnostic du Covid-19. Une première mondiale qui a permis d’augmenter la capacité de diagnostic, à un moment crucial. Dès sa méthode homologuée, le jeune chercheur a été assailli de coups de fil d’Allemagne, du Canada, d’Algérie...

  • Bouli Lanners : « Vous nous prenez pour des cons ! »

    Invité sur le plateau du 19h30 sur la RTBF samedi soir, le ministre fédéral du budget David Clarinval a confirmé que le confinement dû au coronavirus aurait des conséquences sans précédent sur l’économie belge. « Il est évident que si le confinement venait à se prolonger, nous aurons des chiffres qui seraient encore plus graves », a-t-il expliqué. Des propos qui ont provoqué la colère de Bouli Lanners. Le réalisateur et comédien belge, lui-même touché par le coronavirus, a poussé un coup de gueule sur les réseaux sociaux : « Le Ministre Clarinval nous balance des chiffres pour nous expliquer les conséquences économiques que va avoir la crise sanitaire. Et il base tous ses chiffres sur une reprise du travail le 19 avril […] Tout le monde sait bien qu’on ne va pas reprendre le 19 avril. Arrêtez de nous prendre pour des cons », a-t-il lâché, furieux.

    Avant d’enchaîner : « Vous avez menti sur tout. Vous avez menti sur les masques, sur les tests. Vous avez envoyé des centaines de personnes au casse-pipe dans les hôpitaux qui sont là sans protection. Vous n’êtes que des bouffons ! »

  • La crise vue par un Belge de Korean Airlines

    Joël Gans est pilote de ligne. Il était l’une des figures marquantes lors de la faillite de la Sabena en 2001. Depuis, l’homme a volé vers d’autres cieux. D’abord à Taïwan où il a rencontré celle qui lui a « donné » ses jumeaux de neuf ans. Depuis un peu plus de douze ans, il travaille pour la compagnie Korean Airlines.

    « Travaille », enfin pas pour l’instant. « On m’a gentiment demandé de prendre un congé sans solde de trois mois », explique ce pilote d’Airbus A330 revenu vivre à Gemmenich en 2017. Il n’est pas le seul pilote belge à vivre pareille mésaventure. « On doit encore être 500 environ à voler pour des compagnies aériennes dans le monde. Quelques dizaines sont chez Air France et sont sous le régime de la loi sociale française. D’autres, entre 40 et 50, sont chez Emirates où ils paient pour l’instant la moitié des salaires ».

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  • "Christiane De Belder, le prototype de la militante de rêve"

    Christiane De Belder a œuvré pendant de nombreuses années pour le PSC puis le CDH et enfin l’OCP dans la commune de Plombières

    Elle a été lune des  chevilles ouvrières de la section locale depuis le début des années 1990 jusqu’en 2006 mais encore au-delà.

    Elle imprimait la revue « Echo CDH »  et se dévouait sans compter pour fournir toujours à temps et à heure des dossiers bien ficelés, documentés , un vrai travail universitaire  et une compétence débordante, sans parler de son goût pour les tableaux statistiques, le temps passé à rechercher les éléments d’un dossier sur la toile ou ailleurs .  C’était une encyclopédie hyperactive.

    Elle n’hésitait pas à aborder les ténors du parti pour leur poser des questions pointues et documentées

    C’était le prototype de la militante de rêve.

    Elle a été mandataire communale à Plombières . Présente sur la liste PSC  en 1994 avec 380 voix, elle a été tête de liste PSC en 2000 où elle en obtint 468 . En 206 elle était encore présente sur la liste CDH  avec 228 voix et en 2012 sur la même liste CDH avec 131 voix mais elle avait « rempilé » pour compléter le quota féminin et sans faire campagne, à 77 ans.

    Elle suivait encore et toujours de très près les activités de l’OCP dont elle appréciait le rajeunissement auquel la section n’était jamais parvenu auparavant.

    Au cours de sa vie, Christiane (dont la formation universitaire était licenciée en psychologie) a beaucoup voyagé et sur la photo la plus connue d’elle on la voit  serrant la main de l’ancienne présidente de l’Inde, Indira Ghandi.

    C’est vraiment une grande dame qui nous quitte ici.

    Le CDH et l’OCP de Plombières présentent à sa famille leurs sincères condoléances.

  • L’atout belge de la course contre le virus !

    Depuis l’annonce de la découverte d’une nouvelle méthode de dépistage, le téléphone du virologue Benoît Muylkens ne cesse de sonner. Canada, Allemagne, France : tous sont intéressés par sa technique qui permet de répondre à la pénurie de réactifs à laquelle le monde entier est confronté.

    C’est un peu fatigué mais plein d’optimisme que Benoît Muylkens nous accueille à l’Université de Namur. Ce professeur expert en virologie et directeur de l’unité de recherche vétérinaire intégrée est à l’origine de la mise sur pied d’une nouvelle méthode de diagnostic du Covid-19. Grâce à elle, les laboratoires pourront répondre à la pénurie de réactifs qui limite actuellement le nombre de dépistages pourtant essentiels à la lutte contre la propagation du virus.

    Depuis une dizaine de jours, le virologue de 41 ans originaire de Plombières ne compte plus ses heures. « C’est la Capture d’écran 2020-03-20 à 08.41.55.pngcourse », confirme-t-il. « La semaine dernière, c’était la partie amusante. J’ai pu faire des manipulations et je rédigeais la nuit pour valider la méthode mise au point. » Depuis cette semaine, les diagnostics ont officiellement commencé. « Maintenant c’est : coordination, coordination, coordination ! »

    SON TÉLÉPHONE CHAUFFE

    Cette course, Benoît Muylkens ne la subit pas. Loin de là. « Il faut qu’on accélère. La maladie va très vite et il y a une course entre elle et notre capacité de diagnostic. Le but aujourd’hui, c’est d’être très fort ensemble. » Une chose est sûre : depuis qu’il a dévoilé sa trouvaille, son téléphone ne cesse de sonner. « Suite à l’homologation de la méthode, j’ai eu des contacts avec le Canada, l’Algérie, l’Allemagne, de nombreuses universités belges. Ça se dissémine et c’était notre objectif », sourit-il.

    Son idée n’était en effet pas qu’un seul laboratoire réalise des milliers de tests par sa méthode. Mais plutôt que la technique développée à l’UNamur fasse des petits un peu partout, en Belgique, mais aussi au-delà.

    À Namur, 24 personnes réalisent les tests chaque jour. Mettre davantage de monde sur le coup au sein d’un même laboratoire n’est, selon

    le virologue, pas une bonne idée, surtout d’un point de vue qualitatif. Et mieux vaut éviter de remplacer une pénurie de réactifs par une pénurie d’humains que l’on aurait poussés à bout. « Il y a au moins 20 laboratoires sur le territoire belge qui pourraient mettre sur pied le même dispositif qu’à l’UNamur. » Faites alors le calcul : 480 tests multipliés par 20, cela représente quelque 9.600 diagnostics par jour ! Un beau potentiel quand on sait que, selon les autorités, seuls 20.000 ont jusqu’à présent été réalisés en Belgique.

    La méthode, à condition que les échantillons arrivent rapidement et en nombre dans les laboratoires, pourrait donc permettre à la lutte contre la propagation du virus de faire un énorme bond en avant. Une excellente nouvelle qui n’empêche pas le virologue de rester très modeste. À l’entendre, il n’a « pas fait grand-chose, si ce n’est reprendre trois petites idées très simples ».

    « COMME À LA FERME »

    Alors que la découverte est saluée à l’international, Benoît Muylkens la compare, très humblement, à son travail de jeunesse à la ferme. « Hier j’ai téléphoné à mes parents qui m’ont demandé ce que j’avais fait », sourit-il. « Je leur ai dit que je m’étais rappelé ce que l’on faisait quand on avait 2.000 ballots de foin à ranger. Ces ballots, vous avez beau avoir un monte-charge, si vous n’avez pas des amis et des voisins qui viennent vous aider, ça n’ira jamais. Par contre, si vous positionnez les gens à leur poste, en quelques heures, ils seront rangés. » Cette comparaison peut sem-bler réductrice face à l’importance de la technique mise sur pied. Et pourtant, selon Benoît Muylkens, tout est, là aussi, une question de coordination. « Ici, les diagnostics positifs et négatifs vont pouvoir être triés de manière fiable, parce que nous avons coordonné des humains dans leur travail. » 

    SABRINA BERHIN dans LA MEUSE du 20 mars 2020

  • Portrait du Frère René HANSSEN sj de la COMMUNAUTÉ SAINT-MICHEL à BRUXELLES

    Relier, aimer et servir : voilà ce qu'il a tenté de faire, au cours d'une vie déjà bien accomplie.
    Capture d’écran 2020-03-03 à 12.03.12.pngRené Hanssen a l'habitude de dire qu'il n'a pas de vrai métier, si ce n'est celui de relier les livres. Ce métier, il l'a appris en entrant en 1948, à l'âge de 14 ans, à l'Institut missionnaire de Namur, dirigé par les jésuites. Personnes pieuses et courageuses, ses parents ont été heureux de l'entrée à l'internat de leur fils cadet. Agriculteurs en Province de Liège, ils ont été ruinés suite à la destruction de leur exploitation par les Allemands en 1939 ; René avait alors cinq ans.
    À 15 ans, il exprime déjà le désir de devenir religieux. Son parrain, missionnaire en Chine, l'aurait préféré Scheutiste (Congrégation du Cœur Immaculé de Marie) comme lui. L'épanouissement de ces années de jeunesse lui vient encore du scoutisme où, « Castor Diligent », il est reconnu pour son sens du service, rendu avec efficacité.
    Après le postulat, il entre au noviciat à Arlon en 1952 pour devenir Frère jésuite. Ses supérieurs lui reconnaissent le talent de s'occuper des autres ; aussi est-il engagé comme manuducteur - responsable des équipes, dirait-on aujourd'hui. Il a à peine 20 ans et de lourdes responsabilités humaines. Durant neuf ans, il est « au service » du matin au soir, week-ends inclus, et il en est heureux. Si ce sont surtout les aspects matériels de la vie communautaire qui l'occupent, de la porterie à l'entretien des bâtiments, et même
    de la ferme, il s'efforce d'accorder de l'attention à chacun, simplement et à la manière du Christ. Servir ne va pas sans aimer.
    En 1953, Frère René est envoyé au théologat d'Eegenhoven (Louvain) et poursuit son activité de manuducteur. La maison comptejusqu'à 215 jésuites... et seulement trois Frères ! Quinze nationalités s'y côtoient mais une même vie de jésuite, magnifique, s'y déploie. En 1980, après le déménagement de la bibliothèque d'Eegenhoven vers l'Université de Namur - un demi-million de livres à déplacer -, il est nommé ministre à Saint-Michel (Bruxelles). Cela fait 38 ans aujourd'hui et, chaque jour, entre les bâtiments, le parc et les jardins qu'il affectionne, il continue de servir. Il loue le Seigneur pour la beauté de la nature, celle d'ici, celle de la montagne qu'il a découverte, sac au dos, lors de cinq tours du Mont-Blanc.
    En six décennies de vie jésuite, il a pu assister à l'évolution de la Compagnie. Ces changements, il les a notamment observés en participant aux cinq dernières Congrégations provinciales de la Belgique méridionale et du Luxembourg où il représentait les Frères.
    Relier des personnes plutôt que des livres : telle est la vie de Frère René. Servir et aimer Dieu et les hommes le rend profondément heureux. Il conclut : « J'espère le faire jusqu'à mon dernier souffle. »


    Caroline Jeunechamps (dans "Echos Jésuites", 2018-3)